Le site flamingant Doorbraak attaque Jan Jambon: "Il menace l'avenir de la N-VA"

15/07/14 à 11:19 - Mise à jour à 11:19

Source: Le Vif

Sans motif lié à l'actualité et au moment de la distribution des postes au gouvernement flamand, doorbraak.be s'en prend violemment à la figure de proue de la N-VA, Jan Jambon. Plutôt étonnant de la part d'un site d'opinion lié au mouvement flamand.

Le site flamingant Doorbraak attaque Jan Jambon: "Il menace l'avenir de la N-VA"

© Image Globe

Le billet écrit par Pieter-Jan Van Bosstraeten, un ancien collaborateur de la N-VA, est titré "Le parcours défaillant de Jan Jambon". L'article semble surtout destiné à critiquer Jan Jambon, ou du moins à attirer l'attention sur son nom et sa position. Ainsi, Van Bosstraeten se demande "si le parcours de Jambon peut rester sans conséquence pour un politique de son niveau" et si "la N-VA peut se permettre qu'une personnalité continue à accumuler les gaffes en période pré- et postélectorale".

Flamingant

La critique parue sur doorbraak.be défraie la chronique. Doorbraak.be est un site d'opinion lié au mouvement flamand (VVB). Jusqu'il y peu, Peter De Roover, président d'honneur du VVB et membre de la N-VA, était rédacteur en chef et enseigne du site web. Selon De Roover, Jambon et lui ont réanimé le mouvement flamand ensemble.

Parcours défaillant

Le parcours défaillant évoqué par l'auteur se subdivise en quatre étapes chronologiques. "Au congrès fédéral de la N-VA fin janvier, Jambon a réussi à brider impudemment le droit de parole garanti par les statuts et à étouffer les voix dissidentes. De telles façons, il a rendu impossible les négociations d'amendements portants sur le pacifisme et l'arsenal nucléaire à Kleine Brogel. Il ne s'agit pas de hasard. Ce sont des amendements que rejettent des adeptes de l'OTAN et de la défense."

Indignation feinte

L'auteur s'en prend également aux déclarations de Jambon juste avant les élections dans le quotidien Het Nieuwsblad. Jambon avait déclaré qu'un chômeur devait vendre sa maison avant d'avoir droit à un salaire minimum. Van Bosstraeten : "Il est certain que cette sortie a coûté de nombreuses voix à la N-VA. Comme Jambon a contredit l'opinion du parti, approuvée par ailleurs par le congrès, cela signifie soit que Jambon ait adopté une vision socio-économique dure, soit qu'il ne connaît pas le programme de son parti. Je vous laisse décider ce qui est pire."

La présidence de la Chambre

Selon Van Bosstraeten, la polémique autour la présidence de la Chambre a été le point d'orgue de ce parcours défaillant. "En tant que plus grand parti, la N-VA avait avancé un candidat précis, qui bénéficiait ouvertement de l'appui du CD&V : Siegfried Bracke. Lorsqu'ils ne restaient plus que Bracke et le libéral Patrick De Waele, Groen a déclaré qu'il soutiendrait le candidat capable de garantir un démarrage rapide pendant les affaires courantes.

L'ouverture pour Bracke y était, mais Jambon l'a rapidement comblée. Le politique a en effet refusé à Groen de suspendre brièvement la séance plénière pour délibérer. Son scrutin forcé a donc torpillé la candidature de son collègue de parti". "Une réaction stupide ou un règlement de comptes avec un nationaliste flamand non traditionnel? Je mise surtout sur la seconde option, mais il est certain que la N-VA a manqué une occasion énorme" dit-il.

D'après van Bosstraeten, vu son "parcours défaillant, il peut être difficilement question d'un poste de ministre pour Jan Jambon, dont le nom sera sans nul doute évoqué en cas de participation au gouvernement fédéral". "Munie de personnages qui se cramponnent obstinément à une droite radicale et à un nationalisme flamand pur et dur sans place pour quelqu'un de large d'esprit et de modéré, la N-VA menace de se voir réduite à terme à un parti cravache de 5 pour cent, au lieu de s'enraciner comme large parti populaire".

En savoir plus sur:

Nos partenaires