Le service militaire volontaire en désamour

10/06/15 à 07:43 - Mise à jour à 07:42

Source: Belga

Les trois quarts des recrues entrées à l'ar­mée via l'EVMI (engagement volontaire au service militaire) ne sont jamais allés au bout de leur engagement, selon le syndicat CGSP.

Le service militaire volontaire en désamour

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput en visite à la base militaire de Marche-en-Famenne © Belga Image

Entre 2010 et 2013, 73,18% des 261 personnes in­corporées ont quitté la filière précoce­ment, avant la fin de leur formation (attrition), explique mercredi la Libre Belgique. Le ministre actuel Steven Vandeput avait précisé récemment qu'en cinq ans de 2010 à 2014, il y a eu 348 incorporations. Très peu par rapport aux 840 places ouvertes durant la période, souligne le journal. Selon le ministre, 201 recrues "sont parties avant la fin de leur période d'enga­gement".

Cette bataille de chiffres ne change rien au constat de l'échec de la filière EVMI. "C'était prévisible", dit Patrick Descy de la CGSP. "Dans l'EVMI, on apprend juste aux jeunes à tenir un fusil. Ils ne reçoivent aucune formation complémentaire (mécanicien, par exemple). Ça signifie qu'au moment de quitter l'armée, ils n'auront rien à faire va­loir auprès d'un futur employeur".

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