Le secteur des jeux de hasard met en garde contre des impôts trop élevés

25/11/16 à 15:48 - Mise à jour à 15:49

Source: Belga

(Belga) La Belgian Association of Gaming Operators (BAGO), association formée par les six entreprises les plus importantes du secteur privé belge des jeux de hasard, met en garde contre une pression fiscale trop importante et des règles trop strictes, dans un livre blanc présenté vendredi.

Le secteur des jeux de hasard met en garde contre des impôts trop élevés

Le secteur des jeux de hasard met en garde contre des impôts trop élevés © BELGA

Le livre blanc, que l'association a présenté lors d'un colloque au Bozar à Bruxelles, présente un état des lieux du secteur et des défis auxquels il doit faire face. Le point le plus notable est que BAGO considère que le gouvernement doit assurer la viabilité économique du secteur, meilleure garantie, selon elle, d'une protection efficace du consommateur de jeux de hasard. "Cela implique que la pression fiscale ne doit pas être trop forte", explique l'association. "Une pression trop importante menace non seulement la viabilité des entreprises mais aussi met en danger la politique de canalisation." Par celle-ci, le gouvernement veut mener le joueur à une offre légale, contrôlée et qui protège le consommateur et ériger une barrière contre les activités illégales. Ensuite, les règles qui ne contribuent pas à une meilleure protection du joueur ont des conséquences néfastes pour l'offre légale belge, par rapport aux joueurs illégaux et étrangers, ajoute BAGO. Il s'agit par exemple pour les casinos de la perte horaire maximale (soit le montant maximum qu'un joueur peut perdre en une heure), qui mettrait des bâtons dans les roues de l'innovation. Par ailleurs, BAGO souhaite que les autorités généralisent les normes de protection des consommateurs existantes à tous les jeux de hasard. "Les contrôles d'âge sévères en vigueur pour les casinos, les salles avec des automates et les machines dans les cafés ne sont pas appliqués à un certain nombre d'autres acteurs, tels que la Loterie nationale et certains automates dans les cafés", critique la BAGO. Le gouvernement devrait également poursuivre la lutte contre le secteur en ligne illégal, conclut l'association. (Belga)

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