Le roi reçoit les ministres-présidents, tous ne souhaitent pas un entretien hebdomadaire

12/07/13 à 16:16 - Mise à jour à 16:16

Source: Le Vif

Le roi Albert II et son successeur, le prince héritier Philippe, ont reçu vendredi à déjeuner au château de Laeken le Premier ministre Elio Di Rupo et les ministres-présidents des cinq entités fédérées du pays (la Flandre, la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et la communauté germanophone).

Le roi reçoit les ministres-présidents, tous ne souhaitent pas un entretien hebdomadaire

© Image Globe

A leur arrivée, le ministre-président wallon et de la Fédération, Rudy Demotte (PS), et son homologue bruxellois, Rudi Vervoort (PS), se sont montrés moins exigeants que le chef du gouvernement flamand, Kris Peeters (CD&V).

Celui-ci avait réclamé samedi dernier que le futur souverain, Philippe, reçoive une fois par semaine en audience les ministres-présidents, à l'image de la rencontre hebdomadaire que le roi a avec le Premier ministre fédéral, habituellement le lundi.

Mais il a quelque peu nuancé ses propos vendredi. "Je n'ai pas dit que cela devait se produire chaque semaine. J'ai dit que (...) le ministre-président se trouve au même niveau que le Premier (ministre fédéral) et que la Flandre est la plus grande entité fédérée de Belgique", a-t-il déclaré à la presse à la sortie du déjeuner. Il a été le seul à s'exprimer en quittant le domaine royal.

Il a refusé d'indiquer si la question avait été abordée au cours de l'entretien ni sur son contenu en général, qualifiant la rencontre de "bonne conversation" et d'"entretien positif". "Des thèmes intéressants ont été abordés et la 6ème réforme de l'Etat est un thème intéressant", s'est-il contenté d'indiquer. Il a précisé qu'il s'agissait surtout d'une discussion avec le roi actuel. "Il y aura des contacts avec le nouveau roi, naturellement après le 21 juillet (date de la prestation de Philippe en tant que chef de l'Etat, ndlr). Nous verrons ce que l'avenir nous apportera", a-t-il ajouté.

A leur arrivée à Laeken, MM. Demotte et Vervoort s'étaient montrés moins intransigeants que leur homologue flamand. "Il me semble utile qu'il y ait un contact régulier entre le roi et les chefs d'exécutif", avait affirmé M. Demotte, sans insister sur le caractère hebdomadaire d'un tel entretien.

"Il est important que le roi sache ce qui se passe dans les entités fédérées et certainement à Bruxelles", avait pour sa part déclaré M. Vervoort à la presse. "Mais nous ne devons pas en faire une affaire protocolaire. Pour moi un entretien hebdomadaire n'est donc pas pas nécessaire. Laissons le nouveau souverain décider", a ajouté le ministre-président bruxellois, qui se déplace toujours avec des béquilles après une mauvaise chute mardi soir qui lui a fracturé le péroné.

Aucune précision n'a été fournie par le Palais sur le menu du déjeuner, à peine troublé par la bruyante chute sur le parquet ciré d'un photographe de presse néerlandais.

Cette rencontre avec les ministres-présidents des entités fédérées est le troisième des quatres "dîners d'adieu" organisés par le Palais. Lundi, le souverain avait reçu les présidents des huit parties de la majorité institutionnelle. Mercredi, ce fut au tour des 5 Premiers ministres successifs des 20 ans de règne d'Albert II d'être conviés au château de Laeken.

La dernière rencontre à Laeken est prévue lundi avec l'ensemble du gouvernement fédéral.

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