Le Roi a accepté la démission d'Yves Leterme

26/04/10 à 17:45 - Mise à jour à 17:45

Source: Le Vif

Le Roi a accepté lundi vers 18h30 la démission du gouvernement que le premier ministre Yves Leterme avait présentée au chef de l'Etat jeudi passé. Le blocage des négociations sur l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde a eu raison de l'équipe Leterme II malgré les tentatives de sortir de la crise au cours des derniers jours.

Le Roi a accepté la démission d'Yves Leterme

© Belga

Le Roi a accepté lundi vers 18h30 la démission du gouvernement que le premier ministre Yves Leterme avait présentée au chef de l'Etat jeudi passé. Le blocage des négociations sur l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde a eu raison de l'équipe Leterme II malgré les tentatives de sortir de la crise au cours des derniers jours.

Un peu plus tôt dans l'après-midi, Didier Reynders a demandé à être déchargé de la mission que le Roi lui avait confiée samedi. Il était chargé de "s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde". Le chef de l'Etat a accepté cette demande.

Vers 10h, le président du MR semblait toutefois relativement optimiste: les éléments pour reprendre les négociations sont rassemblés, annonçait M. Reynders. "Tous les éléments sont rassemblés maintenant.

Il faut voir si la volonté politique se confirme. Ce que j'ai entendu dans les autres formations politiques, c'est la volonté de reprendre et d'aboutir le plus vite possible", déclarait-il lors de son arrivée au Bureau de son parti.

De son côté le premier ministre s'était rendu chez le Roi pour son audience hebdomadaire. L'on s'attendait à un passage de témoin avec M. Leterme mais le communiqué diffusé vers midi après la réunion se bornait à indiquer que le souverain avait reçu le premier ministre, sans plus.

Quant à la Conférence des présidents de la Chambre, elle ne pouvait aboutir à un consensus, les partis flamands continuant à demander l'inscription à l'ordre du jour de la proposition scindant BHV et le président Patrick Dewael prenant sur lui de convoquer jeudi la séance plénière.

Les rumeurs d'un blocage se sont amplifiées. Certains mettaient en cause l'attitude de l'Open Vld: au cours de son Bureau, il n'a posé aucun geste d'apaisement en maintenant sa volonté de passer au vote la scission de BHV dès jeudi. D'autres soulignaient que Didier Reynders n'avait guère débloqué la situation et avait préféré son alliance avec le FDF à la survie du gouvernement.

Un peu avant 18h, l'on annonçait le départ d'Yves Leterme pour le Château de Laeken. Une demi-heure plus tard, est tombé le communiqué du Palais annonçant que le Roi avait accepté la démission du gouvernement et le chargeait d'expédier les affaires courantes.


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Crise: au parlement flamand, la majorité refuse un nouveau débat sur BHV


Les partis de la majorité au parlement flamand (CD&V, N-VA et sp.a) ont bloqué lundi une demande du Vlaams Belang de débattre de la crise autour de Bruxelles-Hal-Vilvorde mercredi dans l'hémicycle flamand.

Une question d'actualité du Vlaams Belang allant dans ce sens a été soutenue par la LDD. Les deux partis pointent du doigt la "position d'attente" du gouvernement flamand, alors que le ministre-président flamand Kris Peeters avait indiqué la semaine dernière qu'il réagirait en cas d'accord.

Le président de la N-VA Bart De Wever a réitéré ces derniers jours ses menaces de quitter le gouvernement flamand si le CD&V acceptait "trop de concessions" pour parvenir à une solution dans le dossier BHV.

Lundi matin dans De Standaard, Bart De Wever se lançait dans la métaphore scatologique. "Le CD&V a fermé son sphincter politique pendant longtemps, mais maintenant il l'a complètement ouvert et tout lâche", a-t-il dit, estimant que les chrétiens-démocrates flamands étaient "prêts à tout pour maintenir Yves Leterme en selle".

Ces propos ont raidi de nombreux membres du CD&V. "Chacun joue son rôle, bien sûr, mais je dois dire que le ton et le registre linguistique de De Wever m'étonnent. Il commence à perdre les pédales", a commenté une personnalité du CD&V à l'agence Belga.

Levif.be, avec Belga

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