Le rapprochement entre Resa et Ores est une menace, selon le bourgmestre de Liège

26/02/18 à 22:30 - Mise à jour à 22:30

Source: Belga

La sortie de Resa du groupe Publifin/Nethys en vue d'un rapprochement éventuel avec Ores constituent une menace.

Le rapprochement entre Resa et Ores est une menace, selon le bourgmestre de Liège

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La fusion serait préjudiciable aux habitants de Liège, a déclaré lundi soir le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, en réponse à une interpellation du conseiller communal Vega François Schreuer. Un constat partagé par la libérale Christine Defraigne.

La question faisait suite au conseil d'administration de Finanpart, filiale intermédiaire entre l'intercommunale Publifin et la société Nethys, qui, le 19 février dernier, s'est prononcé en faveur de la séparation de Resa du groupe Nethys et, par conséquent, de l'examen de toutes les hypothèses de fonctionnement, y compris le rapprochement avec Ores. "Il serait inacceptable qu'au terme d'une fusion menée au nom de la bonne gestion que les Liégeois se trouvent à devoir payer l'électricité plus cher qu'à présent", a souligné le conseiller Vega. "J'observe aussi qu'une fois de plus, il est question de faire payer les urbains pour un service qui coûte plus cher à fournir en milieu périurbain qu'en zone urbaine."

A cela, le bourgmestre de Liège a répondu qu'il partage les mêmes constats et inquiétudes, alors que le ministre wallon de l'Energie, Jean-Luc Crucke (MR), a réaffirmé sa position en faveur d'un GRD (Gestionnaire du Réseau de Distribution) unique sur le territoire wallon.

"Les vrais enjeux sont la qualité et le prix des services rendus; soit des tarifs inférieurs au reste de la Wallonie; l'emploi, le versement de dividendes et l'activité économique. Tout cela est menacé. Une fusion serait préjudiciable aux habitants de Liège", a affirmé Willy Demeyer, relevant que les citoyens liégeois sont "trop souvent désavantagés" lorsqu'il s'agit de répondre à des appels à projets émanant de la Région wallonne et consistant à accorder un subside équivalent à une autre commune comptant beaucoup moins d'habitants. Et d'ajouter que "la clé dans ce dossier est dans les mains du Parlement wallon et je ne suis pas en mesure politique d'actionner cette clé pour la défense de nos intérêts".

Christine Defraigne, cheffe de groupe MR et présidente du Sénat, a marqué son soutien envers l'interpellation du conseiller Vega en réclamant un débat sur ce sujet d'une haute importance au conseil communal. "Il faut arrêter d'être une citadelle assiégée, on doit aller à l'offensive", a-t-elle déclaré.

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