Le PTB perd des compagnons

14/07/16 à 13:06 - Mise à jour à 13:05

Source: Le Vif/l'express

Tout n'est pas rose chez les rouges de chez rouge. Des formations qui avaient fait campagne pour le PTB en 2014 lui ont déclaré la guerre. Et certains des intellectuels et des syndicalistes qui l'avaient soutenu en sont déçus.

Une certaine histoire attribue à Vladimir Ilitch Oulianov la paternité de l'expression d'"idiots utiles", appliquée aux intellectuels et aux militants non communistes qui accompagnèrent la révolution bolchevique. L'attribution est apocryphe, née probablement aux Etats-Unis pour décrédibiliser le père Lénine. On lui préférera celle de "compagnons de route", moins salissante. Et le PTB, parti d'avant-garde dont les tactiques d'inspiration léniniste conquièrent des positions jalousées en Belgique francophone, en avait fait le plein, de compagnons de route, en janvier 2014. L'ancienne secte maoïste, en plein essor après son congrès de rénovation de 2008, annonçait alors avoir reçu le soutien de figures très loin d'être idiotes : des syndicalistes comme Irène Pètre (CNE), des universitaires comme Isabelle Stengers et Anne Morelli (ULB), un magistrat comme Christian Panier, un journaliste comme Hugues Lepaige (RTBF), voire d'anciens mandataires d'autres partis, comme Sfia Bouarfa (PS) et Josy Dubié (Ecolo). L'attelage s'appelait PTB-GO, GO pour "gauche d'ouverture". S'y étaient joints également une formation trotskyste, la Ligue communiste révolutionnaire, et ce qu'il subsiste du Parti communiste de Wallonie et de Bruxelles. Qu'en reste-t-il, deux ans et demi et deux députés fédéraux pour le PTB après ?
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