Le PS n'a pas plus envie de la N-VA que la N-VA n'a envie du PS

13/10/13 à 18:16 - Mise à jour à 18:16

Source: Le Vif

Que la N-VA souhaite constituer une majorité sans le PS n'étonne pas le président du PS, Paul Magnette. Les deux formations politiques poursuivent des objectifs différents, à croire le socialiste francophone interrogé sur le plateau de l'Indiscret (RTBF): paralyser le pays, d'un côté, le stabiliser, de l'autre.

Le PS n'a pas plus envie de la N-VA que la N-VA n'a envie du PS

© Image Globe

Il y a quelques jours, le président des nationalistes flamands, Bart De Wever, a exprimé sa volonté de constituer, après les élections, un gouvernement de centre droit sans le PS.

"Ca ne m'étonne pas: le seul but de la N-VA, c'est paralyser le pays, démanteler le pays, démanteler la sécurité sociale. Nous, nous voulons stabiliser le pays et nous l'avons stabilisé", a dit M. Magnette en citant la 6e réforme de l'Etat et la sortie de la récession.

Bien entendu, le PS n'a pas d'exclusive: il devra tenir compte des résultats des élections au nord du pays et d'une éventuelle position incontournable de la N-VA quand des négociations commenceront. "Mais si la question est 'vous avez envie de le faire? ' (négocier avec la N-VA), la réponse est non".

"On a négocié pendant plus d'un an pour rien"

Le président du PS a rappelé la crise qu'a traversée le pays en 2010 et 2011, pendant laquelle PS et N-VA ont longuement négocié. "On a négocié pendant plus d'un an. Pour quoi? Pour rien!"

Interrogé dans les colonnes du "Soir", le vice-premier ministre sp.a, Johan Vande Lanotte, a quant à lui épinglé ce qui lui apparaît comme une connivence entre le CD&V et la N-VA, après le blocage au sein du gouvernement fédéral sur une diminution de la TVA sur l'électricité.

"Je pars de l'idée que, s'ils peuvent mettre dehors les socialistes, ils vont le faire. C'est très clair. Et c'est normal. La plus grande famille politique, ce sont les socialistes. Pour certaines familles politiques, c'est normal de vouloir l'exclure".

Les anathèmes lancés par les socialistes et les nationalistes ont échaudé les libéraux qui y voient la réédition d'un "petit jeu" lassant.

"Je trouve cela assez gonflé de la part de M. Vande Lanotte et des socialistes en général. Après les élections de 2010, pendant des centaines de jours, MM. Vande Lanotte et Di Rupo ont négocié exclusivement avec Bart De Wever en étant obsédés par le fait de tenir les libéraux en dehors de la table. Il y a chez les socialistes flamands et francophones un petit jeu permanent des meilleurs ennemis avec la N-VA", a regretté le président du MR, Charles Michel, invité du journal de RTL-TVi.

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