Le PS et le cdH veulent abaisser l'âge de l'obligation scolaire à 5 ans

27/04/15 à 11:08 - Mise à jour à 13:44

Source: Belga

La Commission de l'éducation du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se penchera mardi sur une proposition de résolution de la majorité PS-cdH qui veut abaisser l'âge de l'obligation scolaire à 5 ans.

Le PS et le cdH veulent abaisser l'âge de l'obligation scolaire à 5 ans

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L'initiative vise en fait le pouvoir fédéral. Si la matière de l'enseignement a été communautarisée, un élément reste toutefois dans les mains fédérales: l'obligation scolaire, toujours fixée à 6 ans.

Le PS et le cdH s'adressent donc au gouvernement de la Fédération afin qu'il incite le gouvernement Michel à abaisser cet âge. Les groupes de la majorité veulent faire en sorte que lorsqu'il s'inscrit en primaire, un enfant ait déjà fréquenté l'école maternelle. "Les absences des élèves en classe maternelle peuvent causer un retard scolaire important au moment de l'entrée en école primaire.

Un tel retard est parfois difficile voire impossible à combler par la suite", soulignent Marie-Martine Schyns (cdH), Caroline Désir (PS), Mathilde Van Dorpe (cdH) et Jean-Pierre Denis (PS), études à l'appui. Le gouvernement de Rudy Demotte n'est toutefois pas dépourvu de moyens d'agir.

Le PS et le cdH proposent qu'une condition minimale de fréquentation de l'école maternelle soit imposée lors de l'inscription à l'école primaire, à l'instar du système flamand. L'élève devrait avoir été inscrit dans un établissement d'enseignement maternel organisé ou subventionné par une des trois Communautés au cours de l'année qui précède celle de ses six ans et avoir participé à un certain nombre de demi-journées pendant cette période. Si l'élève ne satisfait pas à cette condition, la ministre de l'Education pourrait accorder une dérogation. L'enfant bénéficierait alors d'un accompagnement particulier et individualisé.

La quasi-totalité des élèves en Communauté française est déjà scolarisée à l'âge de 5 ans. A l'âge de 3 ans, le taux de scolarisation est supérieur à 90%. L'inscription n'implique toutefois pas la participation, des écarts peuvent se présenter entre les régions ou encore les écoles et les cas de non fréquentation viennent le plus souvent de familles défavorisées et/ou qui ont connu un parcours migratoire. "L'enjeu de la scolarisation, dès les classes maternelles, c'est à la fois l'apprentissage du vivre-ensemble et l'intériorisation par l'enfant des codes de l'école, et en particulier de la langue de l'enseignement. Cet apprentissage concerne tous les enfants, et singulièrement ceux qui sont issus de milieux socioéconomiques défavorisés, qui connaissent ou ont connu un parcours migratoire, ou qui présentent des besoins spécifiques en matière d'éducation", a souligné Mme Schyns.

D'autres textes sur le même sujet seront examinés mardi. Le MR a déposé une proposition de décret qui vise la collaboration entre les autorités communales et les Centres Psycho-Médico-Sociaux (PMS) de manière à organiser une action ciblée sur les parents dont les enfants de 3 à 5 ans ne sont pas inscrits dans un école.

Le FDF a quant à lui choisi la voie d'une résolution pour demander aussi l'abaissement de l'âge de l'obligation scolaire et d'encourager la fréquentation régulière de l'enseignement maternel dès l'âge de 2 ans et demi.

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