Le PS attaque le MR, la N-VA et le PTB

19/05/14 à 11:21 - Mise à jour à 11:21

Source: Le Vif

Le PS a tenu dimanche à Bruxelles son dernier meeting de campagne avant les élections européennes, législatives et régionales du 25 mai en s'attaquant, par la voix de ses ténors, Premier ministre en tête, à ses principaux adversaires de droite - le MR, sans surprise, et la N-VA au nord au pays - mais aussi le PTB qui risque de lui ravir des électeurs sur sa gauche.

Le PS attaque le MR, la N-VA et le PTB

© Belga Image

"Bien sûr, ils (les électeurs) préféreraient payer 17 milliards d'impôts en moins comme le promet le MR ou recevoir 17 milliards de dépenses en plus comme le promet le PTB, mais, au fond d'eux-mêmes, ils se rendent compte que toutes ces promesses, c'est du vent", a lancé la première oratrice, la vice-Première ministre Laurette Onkelinx, devant des candidats et des militants socialistes rassemblés sur le site de Tours et Taxis.

Mais elle s'en est aussi pris, tout comme le président des socialistes francophones, Paul Magnette, à la N-VA.

"La N-VA n'est pas crédible comme gestionnaire 'honnête' de la Belgique fédérale. Elle n'est pas crédible pour gérer ce pays dans l'intérêt de tous ses habitants", a dit Mme Onkelinx, en soulignant que dans le programme de la N-VA, "le communautaire est présent en filigrane à chaque ligne".

"Tout leur programme socio-éconmique est tourné autour de l'idée qu'il faut désosser le (niveau) fédéral", a-t-elle poursuivi.

Mme Onkelinx a aussi frappé à la gauche du PS, en affirmant que "les promesses du PTB sont totalement irréalistes". "Mais il s'agit d'un parti d'opposition et on a le droit d'être imaginatif quand on n'a ni bilan ni responsabilité", a ironisé le vice-Première ministre, tête de liste pour la Chambre lors du scrutin de dimanche prochain.

Elle a en revanche, comme plusieurs des autres orateurs - le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, la tête de liste PS pour les européennes, Marie Arena, le président ad interim du parti, Paul Magnette, et le Premier ministre Elio Di Rupo -, qualifié le programme du PS de "sérieux et honnête".

M. Magnette a ainsi rappelé la proposition des socialistes de "taxer le un pour cent le plus riche" de la population belge, afin de "ne pas toucher à la sécurité sociale" - que la N-VA souhaite scinder - et de refuser l'austérité, "potion amère" un moment prônée par la Commission européenne.

"Malgré la crise, on a continué à faire progresser le progrès social. Et cela reste notre programme, notre combat pour les cinq prochaines années", a-t-il dit.

M. Di Rupo, qui reste le véritable "patron" du PS, a quant à lui résumé en tant que dernier orateur, les trois priorités des socialistes: "permettre à un plus grand nombre de personnes de trouver un emploi" en soutenant l'activité économique et notamment les petites et moyennes entreprises en prélevant 1,5 milliard d'euros dans le système des intérêts notionnels, "sortir les jeunes du chômage" et "défendre le pouvoir d'achat des gens qui travaillent" en maintenant l'indexation des salaires à laquelle "tous les autres partis (à l'exception du PS et du sp.a) voulaient s'attaquer". "Merci Laurette, merci Johan (Vande Lanotte, le vice-Premier ministre socialiste flamand)", a-t-il lancé.

S'érigeant en défenseur de la sécurité sociale, M. Di Rupo a affirmé: "nous ne pouvons pas en une législature laisser partir ce que nous avons conquis pendant des décennies" face à un "gouvernement des droites" qui serait formé par le MR et la N-VA aux programmes, selon lui, très proches.

Les dirigeants du PS se sont enfin, devant un public largement bruxellois, engagés à défendre la région de Bruxelles-Capitale comme entité séparée.

"Notre région, personne ne la dépècera. Nous la défendrons jusqu'au bout", a assuré Mme Onkelinx, rejointe par M. Magnette.

"Bruxelles n'existe pas pour les nationalistes flamands parce que c'est tout ce qu'ils n'aiment pas". Bruxelles c'est l'exemple-même d'une région qui est bilingue et qui fonctionne malgré les difficultés que cela peut représenter, l'exemple-même que notre diversité historique continue à fonctionner", a-t-il dit sous un tonnerre d'applaudissements.

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