Le programme d'assainissement du formateur n'est "pas réaliste"

07/06/11 à 09:58 - Mise à jour à 09:58

Source: Le Vif

"Pas réaliste" le programme d'assainissement de Elio Di Rupo ? C'est en tout cas l'avis de Guy Vanhengel, le vice-Premier ministre et ministre des Finances.

Le programme d'assainissement du formateur n'est "pas réaliste"

© Belga

Le formateur Elio Di Rupo, a besoin de 17 à 22 milliards d'euros afin de retrouver l'équilibre budgétaire.

Pour cela, il faudra réduire les dépenses publiques, a affirmé Guy Vanhengel (Open Vld) ce matin, lors de l'émission De Ochtend de la VRT-radio.

Ce mardi, la Commission européenne doit adopter son évaluation des plans socio-économiques et budgétaires des Etats membres, dans le cadre du premier "semestre européen" de coordination économique. Elle devrait confirmer que la Belgique doit réaliser un assainissement profond de ses finances afin d'atteindre d'ici 2015 un léger excédent budgétaire.

Les chiffres sur l'importance de l'effort à réaliser varient de 17 à 22 milliards d'euros. Le prochain gouvernement devra y parvenir en réalisant des économies ou en obtenant de nouvelles recettes. Le formateur songerait à un scénario "fifty fifty" (50% d'économies et 50% de recettes nouvelles).

"Ce programme n'est pas réaliste", a asséné Guy Vanhengel. "Cela signifie dix milliards d'impôts nouveaux. Notre pays ne pourrait le supporter, car cela couperait les ailes à la reprise économique naissante", a souligné le vice-Premier ministre libéral flamand.

Le vice-Premier ministre libéral s'est dit d'accord avec le Premier ministre Yves Leterme (CD&V) quand il affirme que l'assainissement doit se dérouler "d'une manière sociale".

Il a souligné que l'Etat fédéral ne devait pas être le seul à réaliser des efforts, mais que les entités fédérées devraient aussi contribuer. "Les Régions et les Communautés perçoivent de nouvelles rentrées grâce à la croissance économique. Les coûts supplémentaires du vieillissement (de la population) incombent au fédéral", a-t-il fait valoir.

Selon lui, la Belgique ne peut se passer longtemps d'un gouvernement de plein exercice. "On bavarde beaucoup le long de la ligne de touche. Et ceux qui travaillent, les ministres en affaires courantes, n'ont pas de liberté d'action. Les mots doivent maintenant être traduits en actes", a-t-il conclu.

Le Vif.be, avec Belga

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