Le principe du "un pour un" est difficile tant moralement qu'en pratique

10/03/16 à 17:32 - Mise à jour à 17:32

Source: Belga

(Belga) Même si le sujet n'était pas formellement à l'ordre du jour de leur réunion, les ministres de l'Intérieur et de la Migration ont évoqué l'accord de principe conclu lundi par l'Union européenne et la Turquie, et plus particulièrement le système de "un pour un", qui verrait l'Europe accueillir, pour chaque personne refoulée vers la Turquie depuis la Grèce, un réfugié syrien provenant d'un camp en Turquie. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken, a reconnu que le principe était difficile, sur les plans tant moral que pratique.

Le principe du "un pour un" est difficile tant moralement qu'en pratique

Le principe du "un pour un" est difficile tant moralement qu'en pratique © BELGA

Les ministres de l'Intérieur et de la Migration ont une nouvelle fois abordé jeudi, lors de leur réunion mensuelle, la crise des réfugiés et les réponses européennes à y apporter. Theo Francken a plaidé pour l'adoption rapide d'un plan "anti-noyades". "Il est crucial de décourager les gens de prendre le bateau", a souligné le secrétaire d'Etat. La Grèce a reconnu il y a quelques semaines la Turquie comme pays tiers sûr, ce qui devrait permettre de renvoyer plus facilement et rapidement les personnes qui ne demanderaient pas l'asile à leur arrivée en Grèce. "Nous avons longuement parlé des aspects techniques: le principe "un pour un" peut-il fonctionner?", a poursuivi le secrétaire d'Etat. "Est-ce qu'on ne les (les Turcs, ndlr) incite pas alors à laisser partir encore beaucoup de bateaux? Car plus il y a de bateaux qui partent, plus ils peuvent mettre des gens dans des avions (en direction de l'Europe). Est-ce que ce n'est pas totalement abject, d'un point de vue moral? Est-ce qu'on ne pousse pas à la noyade? " (Belga)

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