Le président du parlement flamand agressé en Wallonie, l'auteur conteste les faits

16/09/10 à 10:27 - Mise à jour à 10:27

Source: Le Vif

Alors qu'ils voulaient remonter en voiture après avoir été manger une glace à Visé, Jan Peumans (N-VA) et sa femme ont été agressés par un francophone qui estimait qu'ils n'avaient rien à faire en Wallonie. L'auteur présumé dément cependant les faits.

Le président du parlement flamand agressé en Wallonie, l'auteur conteste les faits

© Belga

"Etre agressé pour mes idées politiques, je ne l'aurais jamais cru", témoigne aujourd'hui Jan Peumans dans les quotidiens flamands Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen.

Les faits se sont déroulés dimanche dernier vers 17h30. Le couple Peumans a été poursuivit par un trentenaire qui l'a insulté parce que selon lui la N-Va n'avait rien à faire en Wallonie.

Alors qu'il essayait de remonter dans sa voiture, Jan Peumans a reçu des coups. Il a souffert de saignement à la tempe, d'une mâchoire décrochée et d'un mal de tête fulgurant.

Le président du parlement flamand a eu la chance de voir arriver une voiture de police. Selon les journaux, les policiers se sont montrés désagréables et voulaient en rester là, ce qu'a refusé Jan Peumans. Au commissariat par contre, l'accueil a été agréable et un procès-verbal a été dressé et envoyé au parquet de Liège.

L'auteur présumé de l'agression conteste les faits

L'auteur présumé de l'agression sur le président du parlement flamand Jan Peumans a formellement contesté les faits que celui-ci lui attribue. Il y a eu une altercation verbale mais aucun coup n'a été porté, a affirmé Robert Liebens, militant de l'Action Fouronnaise, au quotidien "La Meuse".

"J'allais reprendre ma voiture dimanche vers 17h30 après avoir quitté la fête consacrée à Visé au vieux train à vapeur. C'est à ce moment que j'ai entendu derrière moi quelqu'un dire en flamand: c'est une organisation de ces connards de l'Action fouronnaise! Je me suis retourné et j'ai tout de suite reconnu Jan Peumans qui parlait à son épouse. Je lui ai demandé pourquoi il disait ça et le ton est effectivement monté entre nous. Un moment, son épouse a voulu me donner un coup avec son parapluie que j'ai réussi à retenir. Mais c'est le seul geste que j'ai fait", a-t-il expliqué. La Meuse cite un témoin qui confirme cette version des faits.

Le Vif.be, avec Belga

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