Le président afghan promet d'"enterrer" les combattants de l'EI présents dans son pays

25/01/16 à 09:46 - Mise à jour à 09:46

Source: Belga

(Belga) Le président afghan Ashraf Ghani a promis lundi d'"enterrer" la filiale du groupe Etat islamique (EI) présente dans son pays, alors que l'armée américaine jouit désormais de prérogatives étendues dans sa lutte contre les djihadistes.

Le président afghan promet d'"enterrer" les combattants de l'EI présents dans son pays

Le président afghan promet d'"enterrer" les combattants de l'EI présents dans son pays © BELGA

L'EI fédère d'ex-talibans afghans déçus par leur direction ainsi que d'anciens du TTP (Tehreek-e-Taliban Pakistani), la branche pakistanaise du mouvement, sous la bannière de "province du Khorasan", un vocable qui désigne l'Afghanistan, le Pakistan et des zones de pays limitrophes. Mais dans l'Est de l'Afghanistan, l'EI fait face à trois ennemis: les talibans, dont la région est l'un des bastions, l'armée afghane et les drones de l'armée américaine. "Daech (acronyme arabe de l'EI) pourrait avoir atteint un point de non-retour. Nous allons enterrer Daech", a déclaré M. Ghani dans une interview accordée à la BBC. Pour en venir à bout, l'armée et la police afghanes ont récemment lancé une offensive dans le Nangarhar, une province frontalière du Pakistan où les rebelles talibans sont implantés de longue date. Et Kaboul peut compter sur le soutien de Washington qui accentue sa lutte contre l'EI dans la région. Le département d'Etat a d'abord annoncé le 14 janvier l'inscription de l'EI pour le Pakistan et l'Afghanistan sur sa liste noire des organisations terroristes. Quelques jours plus tard, selon le Wall Street Journal, l'administration du président Obama a conféré à l'US Army une autonomie accrue dans sa lutte contre les djihadistes, l'autorisant à "viser de façon plus active" les combattants de l'EI. Pour autant, l'EI en Afghanistan et au Pakistan, adoubé il y a tout juste un an par la direction du mouvement, muscle son offensive dans la région. Il s'illustre par des "atrocités" qui ont fait fuir nombre de civils là où il est présent, comme par exemple la décapitation de policiers afghans dont les têtes ont ensuite été exhibées dans une vidéo. (Belga)

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