Le Premier ministre Yves Leterme démissionne

22/04/10 à 13:33 - Mise à jour à 13:33

Source: Le Vif

Le Premier ministre Yves Leterme n'a eu d'autre choix que de présenter sa démission et celle de son gouvernement. Une fois de plus, il aura trébuché sur sa bête noire, le dossier BHV.

Le Premier ministre Yves Leterme démissionne

© Belga

Le Premier ministre Yves Leterme s'est rendu jeudi vers 13h30 chez le Roi pour lui présenter la démission de son gouvernement. Selon une communication du Palais, le Roi aurait gardé sa décision en suspens, n'acceptant pas ni ne rejetant la demande de démission d'Yves Leterme. Il semble que le Premier ministre et le Roi aient pensé que la priorité, pour le moment, n'est pas à une crise politique mais bien aux intérêts économiques et sociaux des citoyens belges, ainsi qu'au rôle européen que doit tenir la Belgique dans les prochains mois, via la présidence belge du Conseil européen.

Le conseil des ministres s'était réuni vers 13h et les représentants de l'Open Vld y avaient confirmé que leur parti retirait leur confiance dans le gouvernement. "Dès lors, Yves Leterme n'a eu d'autre choix que de dire qu'il allait présenter la démission du gouvernement au Roi", a expliqué la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx à l'issue de la réunion.

Du côté francophone, les commentaires allaient dans le même sens: des négociations étaient en cours et les priorités socio-économiques du moment ainsi que la prochaine présidence européenne commandaient de poursuivre l'action gouvernementale. "Il y a un jeu politicien très dangereux pour la Belgique et les citoyens", a dénoncé Mme Onkelinx.

"J'espère que dans les heures et les jours qui viennent, il y aura des hommes politiques responsables, conscients de l'intérêt supérieur des citoyens", a dit pour sa part le ministre Charles Michel (MR).

La vice-première ministre cdH Joëlle Milquet a rappelé que les partis autour de la table de négociation sur BHV étaient disposés à poursuivre leurs travaux. "C'est dommage de constater que, dans un marathon où il reste 4 km à courir, quelqu'un ne veut pas aller jusqu'au bout", a-t-elle souligné. Mme Milquet a toutefois rappelé que ce gouvernement n'en était pas à sa première crise au cours de la législature. "On est habitué; il y a toujours un lendemain", a-t-elle fait remarquer.

LeVif.be, avec Belga

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