Le préformateur travaille et prévoit des contacts bilatéraux

31/08/10 à 13:27 - Mise à jour à 13:27

Source: Le Vif

C'était le grand silence ce matin chez le préformateur. Son porte-parole se contentait de dire qu'Elio Di Rupo travaillait et ne donnait pas plus d'information. Mais il a fait savoir en début d'après-midi qu'Elio Di Rupo poursuivrait ce mardi et demain mercredi les contacts bilatéraux.

Le préformateur travaille et prévoit des contacts bilatéraux

© Belga

Aucune réunion n'est donc prévue. Tant chez Ecolo qu'au cdH on parlait de "calme plat". Il n'y a rien à l'agenda, ajoutait-on. Du côté flamand on disait également qu'il ne fallait pas attendre de réunion ce mardi. "S'il y a des contacts, ils se feront dans la discrétion", disait-on.

Après le blocage constaté dans la nuit de samedi à dimanche et le rapport fait par le préformateur au Roi dimanche soir, tout semble un peu figé.

Aucune réunion n'est programmée et le porte-parole a confirmé que les contacts bilatéraux ont lieu ce mardi et qu'ils se poursuivront demain mercredi.

Lundi matin Elio Di Rupo a appelé les 7 partenaires en négociation à trouver un compromis équilibré faute de quoi, a-t-il dit, le chaos politique menacera la Belgique. Pour lui, un accord est possible si chacun se montre raisonnable. Il a aussi insisté sur le fait que, "seuls ou ensemble", la N-VA, avec ses 27 sièges, et le PS, avec ses 26 sièges à la Chambre, ne pourront imposer unilatéralement leurs points de vue aux autres partis.

Le président de la N-VA a répliqué le soir même via la télévision. S'il s'est dit prêt au compromis, il a aussi demandé à Elio Di Rupo de se mouiller comme futur premier ministre "en lâchant sa communauté et son parti" et de changer de méthode. Pour lui, la discussion à sept a montré ses limites. De plus, il est d'avis que les petits partis n'ont pas à être consultés sur tout. "La question est de savoir si des partis représentant 8 ou 9 sièges peuvent opposer le même veto que des partis bien plus importants", s'est-il demandé.

Une déclaration qui en a laissé plus d'un perplexe dans les rangs des "petits partis" dont les voix sont pourtant indispensables pour réformer l'Etat comme l'avait rappelé Elio Di Rupo.

Le Vif.be, avec Belga

Nos partenaires