Le plan F

03/03/11 à 12:47 - Mise à jour à 12:47

Source: Le Vif

"Le plan A ? Belgique for ever ? Avec une jeunesse qui crie ''Revenez, nous voulons un gouvernement tout de suite ! ''.

Le plan F

Quand ailleurs dans le monde les jeunes descendent dans la rue pour clamer ''Dégage !''. La dérision, le surréalisme, la révolution de la frite, l'humour des désespérés..." Pour le président du Rassemblement Wallonie-France (RWF), Paul-Henry Gendebien, il n'y a pas de doute possible : la Belgique est bel et bien condamnée, et, inéluctablement, avec enthousiasme ou réalisme lucide, les Wallons doivent se préparer à la réunion avec la France, que les responsables wallons doivent contacter au plus vite afin d'envisager l'avenir.

"Les plans B ? Ils ne présentent aucune rigueur et jouent sur l'émotionnel", affirme-t-il dans son nouveau livre La Raison et le coeur, sous-titré Oui à la France, aux éditions Mols.

> Un fédéralisme renforcé ? "Le système a échoué."

> Le confédéralisme ? "Un concept fantôme pour masquer la brutalité de la séparation, la fuite en avant des séparatistes masqués."

> Un néo-belgicisme ? Un retour en arrière, avec renforcement du pouvoir royal ? "C'est un discours intéressant pour restos ucclois ou petits châteaux condruziens après une partie de chasse."

> Une Wallonie indépendante ? "Impossible, les chiffres (PIB, exportations, chômage...) sont là."

>Wallo-Brux ? Une petite Belgique d'après le départ de la Flandre ? "Le repli égoïste des Bruxellois, qui croient en un district européen, la condamne."

> Le rattachement au Grand-Duché du Luxembourg ? "Un rêve de songe-creux, même s'il a des émules dans la province de Luxembourg."

> Avec l'Allemagne ? "Nous avons déjà été deux fois annexés, contre notre gré. Cette formule, présentée ensuite comme une boutade du ministre Magnette, a fait beaucoup de mal au sein du PS."

Non, décidément, seul le plan F, avec un F comme France...

M.D.

Nos partenaires