Le patron de l'espionnage britannique met en garde contre une Russie "agressive"

01/11/16 à 01:56 - Mise à jour à 01:58

Source: Belga

(Belga) Le chef du service de renseignement britannique MI5, Andrew Parker, a mis en garde lundi contre les méthodes "de plus en plus agressives" de la Russie et son recours aux cyber-technologies pour s'opposer à l'Occident.

Moscou, a expliqué M. Parker au Guardian, "s'appuie sur toute sa gamme d'organes étatiques et toute sa puissance pour faire avancer sa politique étrangère de façon de plus en plus agressive, et cela comprend la propagande, l'espionnage, la subversion et les cyber-attaques". "La Russie est à l'oeuvre dans toute l'Europe et au Royaume-Uni. La tâche du MI5 est de lui barrer la route", a-t-il poursuivi. Ces déclarations surviennent une dizaine de jours après qu'une flotte navale russe de huit navires, en route pour les côtes syriennes, a fait l'objet de surveillance en mer du Nord de la part d'une frégate britannique. Le conflit en Syrie, qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011, cristallise les tensions entre la Russie, principale alliée du régime de Damas, et les Occidentaux. A la suite de l'épisode intervenu en mer du Nord, le ministre britannique de la Défense Michael Fallon a jugé que le déploiement naval russe avait "clairement pour objectif de tester" les capacités britanniques et celles du reste de l'Otan. Plus largement, dans son entretien avec le Guardian, Andrew Parker a estimé que la Russie adopte de plus en plus une posture anti-occidentale et a recours à des méthodes non traditionnelles pour y parvenir. "C'est ce que l'on observe dans ses agissements en Ukraine et en Syrie", a-t-il noté. "Mais la cyber-menace rend invisible une bonne partie de ces activités. Cela fait plusieurs décennies que la Russie représente une menace déguisée. La différence, c'est qu'aujourd'hui les méthodes à sa disposition sont de plus en plus nombreuses"', a encore expliqué M. Parker. De l'autre côté de l'Atlantique, Washington a récemment accusé la Russie d'avoir orchestré de vastes piratages informatiques pour influencer la campagne présidentielle américaine. Le président russe Vladimir Poutine a rejeté ces allégations. Moscou a été accusée aux Etats-Unis de vouloir favoriser le candidat républicain Donald Trump. (Belga)

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