Le parquet fédéral enquête sur la diffusion de photos de militaires belges par l'EI

28/09/16 à 09:55 - Mise à jour à 09:56

Source: Belga

(Belga) Le parquet fédéral a ouvert une enquête concernant des photos de militaires belges diffusées à son réseau par Rachid Kassim, l'une des figures de proue francophones de l'organisation terroriste Etat islamique, a indiqué mercredi son porte-parole, qui a également précisé avoir demandé aux médias qui étaient au courant de l'information, d'attendre 24 heures pour la diffuser.

Le parquet fédéral enquête sur la diffusion de photos de militaires belges par l'EI

Le parquet fédéral enquête sur la diffusion de photos de militaires belges par l'EI © BELGA

Les quotidiens La Dernière Heure et Het Laatste Nieuws rapportent mercredi que l'organisation terroriste Etat islamique (EI) a diffusé lundi après-midi une liste de militaires belges auprès de ses 300 contacts de la messagerie cryptée Telegram. Dans son message intitulé "commandement pour les frères de Belgique", Rachid Kassim a fourni des photographies de plusieurs militaires, ainsi que certaines informations récoltées sur les réseaux sociaux à leur sujet. Un porte-parole de la Défense a confirmé que l'enquête en cours est prise "très au sérieux et suivie de près par le service de renseignement de l'armée". Considéré actuellement comme l'un des propagandistes francophones les plus dangereux du groupe terroriste, Rachid Kassim, un Français âgé de 29 ans, est soupçonné de téléguider par internet des attentats en France depuis la zone irako-syrienne. L'homme aurait inspiré les attaques commises à Magnanville (Yvelines) le 13 juin dernier au cours de laquelle ont été assassinés un policier et sa compagne, ainsi que celle de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) où un prêtre a été tué dans une église le 26 juillet dernier. Rachid Kassim aurait également piloté les projets d'attentat du commando de femmes arrêté en France le 8 septembre dernier après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz dans le centre de Paris. Les services de renseignement français sont parvenus à intercepter ses échanges sur la messagerie Telegram et depuis l'attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray, une dizaine de jeunes souvent mineurs avec lesquels il était en contact ont été interpellés en France. (Belga)

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