Le parlement bruxellois uni autour de l'accord institutionnel

19/10/11 à 20:16 - Mise à jour à 20:16

Source: Le Vif

L'accord institutionnel auquel ont abouti les négociateurs à l'échelon fédéral a été sur de nombreuses lèvres de députés bruxellois appelés mercredi après-midi à se prononcer sur la déclaration lue en fin de matinée par le ministre-président Picqué.

Le parlement bruxellois uni autour de l'accord institutionnel

© Image Globe

Dans le camp francophone, à l'exception de Didier Gosuin (FDF), tous s'en sont félicités parfois longuement, jusque dans l'opposition MR, ce qui a eu pour effet de détourner une partie de l'attention de l'état d'avancement des projets de la majorité bruxelloise.

Le FDF fait exception

A la tête d'un groupe fraîchement désigné, Didier Gosuin a fait exception en n'abordant pas cette réforme car, a-t-il souligné, il y fort à parier que sa mise en oeuvre effective sur le terrain n'intervienne pas en 2012.

Par rapport à l'avenir, le chef de file des FDF a estimé que "le défi numéro un sera sera budgétaire car, qu'on le veuille ou non, on a accumulé des dettes en attendant un refinancement" et un jour les communes devront respecter les normes budgétaires de l'Europe, a-t-il averti. Dans le défi de la mobilité, ce n'est pas avec les moyens que la Région se verra affecter qu'elle aura la liaison Nord-sud en métro. Il faut prévoir un financement alternatif associant le privé, a-t-il dit.

Didier Gosuin a par ailleurs reproché à Charles Picqué de n'avoir pipé mot sur les milliers de mètres carrés de bureaux vides sur le défi de l'interculturalité ou encore celui de l'élargissement du Ring.

Le MR dans une opposition constructive

Vincent De Wolf dont la formation, le MR, a souscrit à l'accord, a confirmé que son groupe mènerait une opposition constructive à propos de tous les volets de celui-ci à concrétiser à Bruxelles.

Il a été plus critique sur les chapitres liés à la mise en oeuvre de l'accord de majorité bruxelloise dont la mise en oeuvre est selon lui beaucoup trop lente, voire inexistante. Il a évoqué à ce sujet le PRAS démographique, les projets de métro de la STIB, de gouvernance, et le silence de Charles Picqué sur les politiques de l'emploi et de la formation.

La majorité encense les négociateurs

Dans la majorité, Rudy Vervort a encensé les négociateurs pour le volet bruxellois de l'accord. Céline Fremault (cdH) et Yaron Pesztat n'ont pas été franchment moins élogieux, la première demandant que la réforme soit mise en oeuvre rapidement et le second parlant d'un défi immense mais enthousiasmant.

Dans les rangs des formations flamandes, Annemie Maes (Groen!) et Brigitte Depauw (CD&V) ont tenu des points de vue diamétralement opposés sur les institutions bruxelloises elles-mêmes.

La députée écologiste s'est montrée partisane d'un exercce à l'extrême des compétences de la Région jusqu'aux portes de l'enseignement. L'élue sociale-chrétienne a quant à elle jugé que le refinancement de Bruxelles n'était pas destné à l'exercice de compétences dont les Communautés ont la charge.

Els Ampe (Open VLD) a insisté sur lé nécessité de faire preuve de rigueur budgétaire pour arriver à l'équilibre en 2015.

Enfin, Elke Roex (sp.a-opposition) a estimé que le gouvernement Picqué n'était pas très performant, se distinguant surtout pas sa capacité à faire des plans.

Le Vif.be, avec Belga

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