Le panda toujours "en sursis": la Chine mise sur la reproduction en captivité

13/09/16 à 10:29 - Mise à jour à 10:29

Source: Belga

(Belga) Le panda géant n'est plus une espèce "en danger" mais l'emblématique plantigrade reste en sursis face aux risques d'épidémies et au changement climatique, avertissent des centres chinois de reproduction en captivité, qui assurent garder un rôle crucial pour garantir sa survie.

Le panda toujours "en sursis": la Chine mise sur la reproduction en captivité

Le panda toujours "en sursis": la Chine mise sur la reproduction en captivité © BELGA

Chaque matin, des dizaines de jeunes pandas juchés sur des rondins déchiquettent leur petit déjeuner de tiges de bambou au sein du Centre pour la reproduction des pandas à Chengdu (sud-ouest). Celui-ci avait été créé en 1987 face aux menaces accrues d'extinction. Un scénario-catastrophe désormais écarté: l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de retirer le panda géant de sa liste d'espèces "en danger". On dénombrait 1.864 adultes à l'état sauvage en Chine en 2014, une augmentation de 17% en dix ans, selon l'UICN. L'espèce reste toutefois "vulnérable". "Ce signal positif montre que ce n'est pas une cause désespérée", réagit James Ayala, chercheur au centre de Chengdu. "Pourtant, il est trop tôt pour se féliciter, le pire serait de relâcher l'effort (...) le panda pourrait vite retomber +en danger+", indique-t-il à l'AFP. Selon lui, les critères "généralistes" de l'UICN "s'appliquent mal" aux pandas, dont la population reste éparpillée et dépendante de l'état des forêts de bambou, leur aliment exclusif. D'où l'utilité des programmes de reproduction en captivité, souvent par insémination artificielle. Le pays compte quelque 420 pandas captifs. La base de Chengdu a présidé à environ 200 naissances au total -dont une vingtaine cette année-, une partie des animaux étant ensuite confiée à d'autres sites ou zoos à l'étranger. "L'objectif est d'avoir un grand nombre d'animaux captifs, qu'il sera possible de relâcher" pour aider l'espèce à survivre en cas de "catastrophe naturelle ou d'épidémie", assure James Ayala. Néanmoins, les réintroductions dans la nature d'animaux nés en captivité se font au compte-gouttes, avec seulement "sept à dix pandas relâchés en une décennie", convient M. Ayala. Autre défi: la préservation des forêts de bambous, qui fournissent aux pandas habitat et nourriture. Avec le réchauffement climatique, plus d'un tiers des forêts de bambous pourrait disparaître d'ici 80 ans, prévient l'UICN. (Belga)

Nos partenaires