Le nouveau régime fiscal pour l'économie collaborative fait des heureux et des mécontents

12/05/16 à 14:07 - Mise à jour à 14:07

Source: Belga

(Belga) Les acteurs du secteur de l'économie collaborative se sont dit satisfaits jeudi du nouveau régime fiscal que le ministre Alexander De Croo a l'intention de présenter vendredi au conseil des ministres. Le SNI et l'UCM sont en revanche opposés au projet et critiquent vertement la mise en place d'une concurrence déloyale.

"Nous accueillons l'idée à bras ouverts. Lors des rencontres avec nos prestataires, il y a toujours des questions (en termes de déclaration des revenus, ndlr) qui persistent au niveau juridique. Il y a toujours une zone grise", note Jonathan Schockaert, de la plate-forme Listminut qui permet d'échanger des services comme le jardinage, le baby-sitting ou le bricolage. "Cette zone floue n'est confortable pour personne. Les cuisiniers auront enfin un statut clair et adapté aux prestations occasionnelles ainsi qu'une réponse à leurs questions", explique pour sa part Nicolas Van Rymenant de Menu Next Door qui propose de cuisiner pour ses voisins. Les deux responsables s'accordent à souligner le côté plus facile et plus clair du nouveau cadre fiscal ainsi que l'opportunité pour certains citoyens de "se lancer dans l'aventure" plus sereinement. "C'est inacceptable", a pour sa part estimé l'Union des classes moyennes (UCM), soulignant que le nouveau régime fiscal serait "pratiquement un feu vert à la concurrence déloyale organisée dont sont victimes de plus en plus d'indépendants, à titre principal ou complémentaire". Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) exige quant à lui "un jeu égal pour tout le monde" et demande à ce que l'économie collaborative soit traitée de la même manière que l'économie classique. L'avant-projet de loi de M. De Croo prévoit des revenus taxés à 10% jusqu'à 5.000 euros pour les montants engrangés par les particuliers via des plates-formes numériques. (Belga)

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