Le nombre de victimes civiles de bombardements a presque doublé en un an

09/01/18 à 14:23 - Mise à jour à 14:26

Source: Belga

(Belga) Le nombre de victimes civiles d'armes explosives a augmenté de 42%, pour franchir le cap des 15.000 cas, l'an dernier. Cette hausse spectaculaire est à attribuer essentiellement à l'augmentation du nombre d'attaques aériennes: à cet égard le nombre de civils décédés a grimpé de 82% en 2017 (8.932 morts). Ces chiffres proviennent de l'organisation Action on Armed Violence et sont rapportés par le quotidien britannique The Guardian.

Ce chiffre en hausse correspond au moment des offensives menées sous le leadership des Etats-Unis pour reconquérir les villes de Mossoul (Irak) et de Raqqa (Syrie) tenues par l'EI. Le Guardian signale encore que certains députés britanniques s'inquiètent des critères pris en compte par la Défense pour déterminer qu'un individu est bien un "combattant de l'EI". Un porte-parole de la Défense a assuré ne pas pouvoir répondre à cette question car elle relève des "règles d'engagement". Tant Londres que Washington plaident la bonne foi: Londres dit ne "pas disposer de preuve crédible" sur les morts civiles, tandis que Washington brandit le chiffre de 801 civils tués "par erreur" par ses forces en Syrie et en Irak. Par ailleurs, les chiffres d'Action on Armed Violence se situent encore un cran en-deça du chiffre réel supposé: le groupe de monitoring Airwars évalue entre 11.000 et 18.000 le nombre de civils tués l'an dernier en Irak et en Syrie au cours des bombardements menés par la coalition menée par les Américains contre l'EI. Selon un rapport publié par l'agence de presse américaine AP, il y aurait eu, rien qu'en décembre, au moins 9.000 civils tués à Mossoul. C'est en Syrie qu'a été dénombrée la hausse la plus forte de victimes civiles, suivi de l'Irak et de l'Afghanistan. (Belga)

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