Le mouvement de grève suivi dans la plupart des prisons

02/02/18 à 08:49 - Mise à jour à 10:51

Source: Belga

Près de la moitié des agents pénitentiaires participent au mouvement de grève dans les prisons francophones vendredi matin, selon les chiffres de l'administration. La CGSP-AMiO estime toutefois que le taux de participation atteint 60%. L'action syndicale connaît plus de succès en Flandre avec seulement 27% des gardiens présents.

Le mouvement de grève suivi dans la plupart des prisons

© Belga

Les agents pénitentiaires ont entamé jeudi à 22h00 une grève de 32 heures qui prendra fin samedi matin à 06h00. Les syndicats protestent contre le manque de personnel et d'investissements dans les prisons belges.

D'après les statistiques collectées par l'administration pénitentiaire, le taux de présence dans les prisons francophones du pays dépasse légèrement les 55%. Environ la moitié des gardiens travaillent à Arlon (46%), Ittre (47%), Lantin (48%), Leuze-en-Hainaut (54%) ou encore Marche-en-Famenne (47%). Le mouvement de grève est par contre beaucoup plus suivi à Mons (16% des agents présents), Nivelles (35%), Saint-Gilles (30%) et Saint-Hubert (33%) alors que tous les agents pénitentiaires travaillent à Huy et Dinant. Des agents de police ont été par ailleurs appelés en renfort à Nivelles, Arlon, Saint-Hubert et Forest entre autres.

En Flandre, moins d'un travailleur sur deux s'est présenté à Anvers, Beveren, Bruges, Termonde, Gand, Hasselt, Hoogstraten, Merksplas, Saint-Gilles, Tongres, Turnhout, Wortel ainsi que dans les deux établissements de Louvain.

Michel Jacobs, secrétaire fédéral CGSP-AMiO, est satisfait de la participation au mouvement, qui pourrait d'ailleurs s'intensifier vendredi après-midi en raison des changements d'équipes. "La mobilisation est indiscutable", réagit-il. "Le ministre de la Justice Koen Geens a tout intérêt à améliorer sa proposition, les travailleurs ont compris qu'il n'avait pas respecté sa parole."

Les syndicats se rencontreront lundi pour faire le point sur la situation et les revendications de chaque établissement pénitentiaire.

Nos partenaires