Le ministre Van Overtveldt condamne le principe mais veut tirer au clair le dossier SBI

08/11/17 à 09:45 - Mise à jour à 09:47

Source: Belga

(Belga) Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt a condamné mercredi le recours par la Société belge d'investissement (SBI) à une construction financière dénoncée par des journalistes dans le dossier d'évasion fiscale des "Paradise Papers", mais il dit souhaiter avant tout tirer l'affaire au clair.

"Sur le plan éthique, ce n'est pas acceptable. Mais je veux, en termes de responsabilités individuelles, savoir de quoi l'on parle", a commenté le ministre N-VA sur les ondes de la VRT radio. La SBI, détenue à 64% par l'État belge, détient un intérêt financier dans une société nommée "Infra Asia Development (Vietnam) Limited", immatriculée aux îles Vierges britanniques, juridiction qui figure sur la liste noire belge des paradis fiscaux, révélaient mercredi Le Soir, De Tijd et Knack. Hans D'Hondt, le patron du fisc belge, faisait partie du conseil d'administration de la SBI de mars 2006 à juin 2016 mais il dit ignorer cette participation. Jean-Claude Fontinoy, qui préside le CA de la SNCB, préside également la SBI depuis 2010. Dans les bilans annuels déposés par la SBI à la Banque nationale, entre 2006 et 2011, la participation dans Infra Asia est renseignée avec une adresse vietnamienne, et non aux îles Vierges. Pour Johan Van Overtveldt, il s'agit maintenant de faire la clarté sur la manière dont ce mécanisme s'est développé et sur les raisons pour lesquelles cette construction est restée dissimulée si longtemps. Le ministre souligne que M. D'Hondt est connu comme "une personne intègre". Il demande aussi aux journalistes qui ont révélé cette construction de produire leurs sources pour aider le politique à réagir. La police judiciaire allemande aurait ces documents en main. Le ministre assure que des contacts ont été pris avec elle. (Belga)

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