Le ministre américain de la Défense en Irak pour renforcer la lutte antidjihadiste

18/04/16 à 09:36 - Mise à jour à 09:36

Source: Belga

(Belga) Le secrétaire américain à la Défense est arrivé lundi à Bagdad pour une visite non annoncée destinée à préparer un renforcement de l'aide militaire américaine aux troupes irakiennes engagées contre le groupe Etat islamique (EI), a constaté un journaliste de l'AFP.

Le ministre américain de la Défense en Irak pour renforcer la lutte antidjihadiste

Le ministre américain de la Défense en Irak pour renforcer la lutte antidjihadiste © BELGA

Ashton Carter doit présenter au Premier ministre irakien Haider al-Abadi et au ministre irakien de la Défense Khaled al-Obaidi les propositions des Etats-Unis pour aider les forces irakiennes à reconquérir Mossoul (nord), la deuxième ville du pays, qui est aux mains des djihadistes depuis juin 2014. Washington, qui dirige une coalition internationale frappant les djihadistes de l'EI dans les territoires qu'ils contrôlent en Irak et en Syrie, ont pour l'instant déployé officiellement 3.870 soldats en Irak. Ces militaires ne participent pas directement aux combats mais entraînent et conseillent les forces irakiennes. "Le combat pour Mossoul sera crucial (...) et nous allons devoir être plus agressifs" pour aider les forces irakiennes, a estimé un responsable américain de la Défense. Mais avant de décider d'un engagement accru américain, qui comportera des "risques", le président américain Barack Obama veut être parfaitement en accord avec le Premier ministre irakien, a expliqué ce responsable. Du fait de l'opposition de certaines milices chiites, le renforcement éventuel de la présence militaire en Irak est un sujet sensible pour M. Abadi, qui doit en outre faire face à une crise politique interne. Son projet de de remplacer le gouvernement actuel, composé de politiciens, par un cabinet de technocrates dont la mission serait de mener les réformes anticorruption adoptées en 2015 se heurte en effet à la résistance des partis politiques au Parlement. L'ONU et les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude de voir ces querelles politiques prendre le pas sur la lutte contre l'EI, qui contrôle des territoires à l'ouest et au nord de Bagdad. (Belga)

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