Le logement social wallon passé au crible

12/07/10 à 17:10 - Mise à jour à 17:10

Source: Le Vif

A l'initiative de Jean-Marc Nollet (Ecolo) l'enquête des Ateliers du Logement portant sur l'hébergement public démontre l'appauvrissement de leurs locataires. Y maintenir la mixité sociale, uniformiser la prise en charge, briser les clichés négatifs sont autant de défis que les autorités doivent relever.

Le logement social wallon passé au crible

© belga

Les conclusions des Ateliers du Logement, dévoilées dans "La Libre Belgique", sont univoques : les bénéficiaires des logements sociaux sont de plus en plus pauvres. Ainsi 80% d'entre eux vivent d'allocations diverses ou de la pension.


Conséquence directe : la mixité sociale est en péril. Eviter de créer des lieux de vie "ghetto" n'est pourtant pas une préoccupation nouvelle. A cette fin, les règles d'attribution d'un logement ont été objectivées. Le calcul des loyers en fonction des revenus a été revu dans un souci d'équité...


Mais cette mesure comportait un piège. Le rapport démontre que le recalcul des loyers a poussé les ménages "moyens" à déserter leur logement social. Fatalement, il s'agit d'une entrave supplémentaire au combat contre l'étiquette négative souvent collée à ce type de logement.


Autre point faisant débat : "le contrat à durée déterminée", soit une limitation dans le temps des baux de location. Mis en place en 2008, le but consistait à contrôler tous les 3 ans, l'effectif familial. "Une personne peut en effet entrer dans un logement social avec plusieurs personnes à charge et quelques années plus tard être seule. Il faut alors revoir la surface locative proportionnellement au nombre d'occupants" explique Benoit Gauthier, de la société wallonne du logement à Charleroi. Le compromis proposé par les sociétés est de fixer une durée minimale d'occupation de 9 ans avec droit au renouvèlement.


Les conclusions du rapport mettent enfin l'accent sur les différences d'accompagnements et de prises en charge d'une société publique de logements à l'autre.

Quant aux principales concernées, elles revendiquent une plus grande indépendance par rapport au programme d'ancrage communal. Certaines proposent aussi d'abolir l'obligation d'atteindre un quota de logements fixé par commune.

Les lignes conductrices du rapport seront au centre des débats du parlement wallon cette semaine.


Eve Boidron, avec Belga

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