Le Groupe des 10 a "encore beaucoup de points à discuter " avant de parvenir à un accord

28/01/15 à 17:50 - Mise à jour à 18:41

Source: Belga

Les partenaires sociaux réunis au sein du Groupe des 10 ont entamé une nouvelle réunion mercredi après-midi, au siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), avec pour objectif de parvenir à un accord au sujet d'une éventuelle marge salariale et de la question du saut d'index mais aussi sur la répartition de l'enveloppe bien-être et sur la mise en oeuvre du "mini-compromis" conclu mi-décembre sur les mesures de fins de carrière.

Le Groupe des 10 a "encore beaucoup de points à discuter " avant de parvenir à un accord

Marc Goblet © Belga

Dans les trois domaines, nous avons encore beaucoup de points à discuter", a reconnu avant la réunion l'administrateur délégué de la FEB, Pieter Timmermans.

Une précédente réunion, lundi, qui faisait suite à deux autres entrevues la semaine précédente, s'était soldée sur un blocage. Entre-temps, les experts patronaux et syndicaux ont semble-t-il "bien travaillé" au sein de divers groupes de travail.

Le coeur de la discussion entre les partenaires sociaux porte à nouveau sur une éventuelle marge salariale sur la période 2015-2016, le chiffre de 0,74% ayant été avancé de source syndicale. Tant la FGTB que la CSC ont réaffirmé mercredi leur opposition au saut d'index, qualifié "d'injuste socialement et d'inefficace économiquement", tout en soulignant l'importance de permettre des hausses de salaires dans les secteurs.

Dans le même temps, le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, déclarait à la Chambre qu'un projet de loi permettant de créer une base légale au saut d'index sera déposé "dès que possible".

Du côté patronal, M. Timmermans a rappelé que le saut d'index faisait partie de l'accord gouvernemental. "Je ne pense pas que l'on va réécrire l'accord de gouvernement", a-t-il laissé entendre.

Selon le rapport technique du Conseil central de l'Economie (CCE), l'écart salarial (depuis 1996) entre la Belgique et ses trois principaux voisins a été ramené fin 2014 à 2,9%, contre 4,2% fin 2013 et 4% fin 2012. Les syndicats y voient de quoi permettre une augmentation des salaires sur la période 2015-2016 là où le patronat demande de poursuivre les efforts visant au rétablissement de la compétitivité des entreprises.

"Nous devons réduire le problème de compétitivité, à zéro. Ensuite, on verra ce qui est possible", a estimé Karel Van Eetvelt, administrateur délégué de l'Unizo, l'organisation représentant les entrepreneurs flamands.

De son côté, le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet, a dit attendre que les employeurs "sortent du bois", sous peine de devoir acter un échec. "La balle est dans leur camp. Il appartient aux employeurs de montrer leur volonté ou non d'aboutir à un accord".

Un compromis doit également être trouvé sur la répartition de l'enveloppe bien-être, qui se monte à 319,5 millions d'euros en 2015 et 627,2 millions en 2016. Enfin, les partenaires sociaux doivent couler en CCT-cadres le "mini-compromis", comme d'aucuns l'ont surnommé, conclu mi-décembre au sujet, notamment, des mesures de fins de carrière et de l'harmonisation des statuts ouvrier-employé.

De part et d'autre, la volonté semblait partagée mercredi d'aboutir en même temps à un accord global sur les trois dossiers. "Il y aura un accord global ou pas d'accord", a précisé à cet égard Marc Goblet.

Les partenaires sociaux ont en principe rendez-vous ce vendredi 30 janvier avec le gouvernement fédéral pour présenter le résultat de leurs négociations.

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