Le gouvernement Di Rupo 1er obtient la confiance du parlement

10/12/11 à 13:51 - Mise à jour à 13:51

Source: Le Vif

La Chambre a accordé ce samedi, par 89 oui et 54 non, la confiance au nouveau gouvernement Di Rupo. Ce dernier a affirmé que le nouveau gouvernement sera celui du changement.

Le gouvernement Di Rupo 1er obtient la confiance du parlement

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Les élus PS, CD&V, MR, sp.a, Open Vld et cdH de la Chambre ont voté la confiance au nouveau gouvernement. La N-VA, Ecolo-Groen!, le FDF, le Vlaams Belang, la LDD, le MLD ont voté contre.

Le nouveau gouvernement de plein exercice est enfin sur les rails après plus de 540 jours d'une crise politique sans précédent conclue sur un dernier faux pas, anecdotique, plusieurs élus de la majorité se trompant au moment d'exprimer le vote final, aussitôt recommencé.

Le premier ministre Elio Di Rupo a assuré ce samedi que le nouvel exécutif fédéral sera "le gouvernement du changement", un "changement profond et durable", mais, a-t-il précisé, "sans rupture de notre modèle social", de "notre modèle fédéral".

"La N-VA a fait le choix de l'opposition. Je respecte son choix. Mais ce choix ne fait pas pour autant de ce gouvernement un gouvernement illégal", a-t-il dit à l'adresse du premier parti du pays, qui a fait le choix de rester à quai. La N-VA reproche au nouveau gouvernement de ne pas avoir de majorité en Flandre, ce qui le rendrait illégitime.

"Notre légitimité nous la tirons des réformes importantes de notre modèle socio-économique qui permettront aux Régions et Communautés d'en percevoir les fruits", a indiqué M. Di Rupo en réplique aux interventions prononcées pendant deux jours dans le cadre du débat sur la Déclaration gouvernementale.

"Certains sont d'avis que l'accord de gouvernement est trop à gauche. D'autres avancent qu'il est trop à droite. C'est probablement le fait qu'il est équilibré", a souligné le premier ministre.

Elio Di Rupo a répété que cet accord, annonciateur d'un effort sans précédent de 11,3 milliards d'euros, permettra de soutenir le travail, tout en protégeant les plus faibles. "Les mesures socio-économiques feront l'objet de concertations avec les partenaires sociaux", a-t-il certifié. Le premier ministre a rendez-vous lundi après-midi avec le Commissaire européen Olli Rehn afin de lui présenter les mesures budgétaires.

L'accord de gouvernement prévoit également une importante réforme de l'Etat qui rendra "les Communautés et Régions plus fortes et plus autonomes, mais dans un pays qui reste uni", a répété Elio Di Rupo face aux critiques d'une partie de l'opposition. "C'est copernicien", a-t-il lancé.

Les débats ont longuement porté sur la suppression des incitants fiscaux fédéraux en matière d'environnement. Mais des "mesures transitoires" ont été prises afin de permettre aux entités fédérées en charge des compétences d'organiser leur politique en la matière et d'offrir aux citoyens les aides utiles, a rappelé Elio Di Rupo.

Pas convaincu, le député Olivier Deleuze (Ecolo) a pris note de ce que le fédéral confirmait sa décision de mettre fin, dès aujourd'hui, aux avantages fiscaux en matière d'environnement. Olivier Deleuze ne s'est pas laissé séduire par le message global du nouveau gouvernement concernant sa politique socio-économique. Il s'agira bien d'un "gouvernement conservateur", a-t-il dit.

Le chef de groupe N-VA Jan Jambon a une nouvelle fois soutenu que son parti avait été "honnête", les offres de compromis ayant à ses yeux toujours été insatisfaisantes. "Non, nous n'avons pas fait le choix de l'opposition", a-t-il rétorqué au premier ministre.

"On ne peut, chers collègues, défendre à cors et à cris le modèle fédéral et refuser des compromis sur les tensions qui rongent, jusqu'à détruire, notre pays", a conclu Elio Di Rupo.

Le premier ministre a salué, sous les applaudissements de la nouvelle majorité, les six partis qui ont formé le nouveau gouvernement et les huit partis qui ont scellé l'accord institutionnel réformant la Belgique.

Levif.be, avec Belga

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