Le gouvernement cherche 78 millions

15/07/12 à 18:56 - Mise à jour à 18:56

Source: Le Vif

Les principaux ministres du gouvernement fédéral se sont retrouvés dimanche à 15 heures à la résidence du Premier ministre Elio Di Rupo pour entamer les travaux de contrôle budgétaire. L'exercice ne devrait pas être très difficile. Selon le Comité de monitoring, il ne faut compenser que 78 millions d'euros pour maintenir le cap du budget fédéral et respecter l'objectif d'un déficit de 2,4% pour l'entité I.

Le gouvernement cherche 78 millions

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Il faudrait cependant ajouter 25 millions à ce montant, à savoir l'augmentation de la part belge à l'augmentation de l'aide européenne à la Grèce. Par ailleurs, le Comité de monitoring a inscrit en négatif les 250 millions d'euros prévus au budget pour les compétences usurpées, ces compétences exercées par les Régions ou Communautés et toujours financées par le fédéral. L'ensemble du gouvernement n'est pas d'accord avec cette version et certains voudraient réinscrire en positif ce montant ou en tout cas une partie de celui-ci. Dans ce cas, l'exercice sera encore moins difficile.

Quelques ministres ont formulé des demandes de moyens supplémentaires. Il s'agit notamment de la ministre de la Justice Annemie Turtelboom qui demande quelque 36 millions d'euros pour les gardiens de prison et l'exécution des peines et la ministre de la Santé Laurette

Onkelinx qui a rentré une demande pour quelque dizaines de millions pour les ambulanciers du service 100 et pour la réforme de la santé mentale. La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet devrait également formuler des demandes, mais il n'y a jusqu'à présent pas d'estimation de coût. Le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne aurait aussi une demande pour la pension du secteur de l'aviation civile. Un des points de discussion de ce contrôle budgétaire est aussi de savoir si le gouvernement prend l'une ou l'autre mesure de relance comme l'anticipation de l'entrée en vigueur de la suppression des charges pour les trois premiers emplois.

Le coût de cette mesure est estimé sur base annuelle à 45 millions d'euros. L'anticipation de l'entrée en vigueur coûterait de 10 à 12 millions d'euros. En arrivant à la réunion, le vice-premier ministre MR Didier Reynders a insisté l'importance d'une telle mesure de relance.

La vice-premier ministre PS Laurette Onkelinx a souligné pour sa part les bons résultats de la sécurité sociale tandis que la vice-première ministre cdH Joëlle Milquet a insisté sur l'importance de favoriser l'emploi des jeunes. Le vice-premier ministre sp.a Johan Vande Lanotte a insisté sur le fait qu'un budget rigoureux était la meilleure garantie pour la relance. Pour lui, si le gouvernement réussit ce contrôle budgétaire, les taux d'intérêt que la Belgique doit payer pour ses emprunts baisseront sans doute encore. Le vice-premier Open Vld Vincent van Quickenborne a abondé dans le même sens. Il faut rester rigoureux et malgré tout donner de l'espoir, a-t-il dit. Il a aussi rappelé que l'accord de gouvernement prévoit que les peines de 3 ans de prison doivent être effectivement exécutées, justifiant ainsi une des demandes de la ministre de la Justice. Enfin pour le vice-premier ministre CD&V Steven Vanackere il faut veiller à résister aux tentatives de faire de nouvelles dépenses.

Avec Belga

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