Le financement des facultés de médecine menace les universités de Namur et de Mons

23/11/16 à 13:23 - Mise à jour à 13:27

Source: Belga

(Belga) Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devait approuver, mercredi matin, l'avant-projet de décret instituant un examen d'entrée pour accéder aux études de médecine et de dentisterie ainsi qu'un mécanisme de financement des facultés de médecine. Celui-ci menacerait les universités de Namur et de Mons, dénoncent la Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'Assemblée générale des étudiants de l'université de Namur (AGE).

Le financement des facultés de médecine menace les universités de Namur et de Mons

Le financement des facultés de médecine menace les universités de Namur et de Mons © BELGA

Selon les deux associations, l'avant-projet de décret comporte deux parties: la première portant sur l'examen d'entrée en médecine et en dentisterie, la seconde sur le financement des facultés de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles. C'est cette dernière que dénoncent la FEF et l'AGE. Selon elles, le mécanisme de financement imaginé va accentuer le sous-financement des facultés. "Comment, avec moins de moyens, va-t-on garantir une formation de qualité?", s'interroge Maxime Mori, président de la FEF. "Les étudiants universitaires sont répartis dans différentes catégories. Pour l'instant, les étudiants en médecine sont dans la catégorie 'B', la plus valorisée financièrement. L'avant-projet veut faire passer certains d'entre eux dans la catégorie 'A', synonyme d'une perte de financement", explique Brieux Delanghe, président de l'AGE. D'autres mesures assez techniques seraient également prévues, notamment pour les 'reçus-collés', ces étudiants qui ont réussi leur année mais qui ne s'étaient pas classés en ordre utile lors du concours organisé en fin de 1ère bachelier et invalidé cet été. D'après les deux associations, l'impact sera plus important sur les universités incomplètes, à savoir celles qui organisent uniquement le cursus de bachelier, soit Namur et Mons. Selon un calcul de l'AGE, la perte financière pour l'université de Namur s'élèverait à plusieurs millions d'euros. "Ce qui pourrait mener à la fermeture de la faculté", s'indigne Brieux Delanghe. (Belga)

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