Le Fédéral doit boucler son budget à son tour

28/10/11 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Le Vif

Le président du cdH Benoît Lutgen a appelé les représentants des six partis qui négocient la formation d'un gouvernement fédéral à boucler le budget pour 2012, comme l'ont fait pendant la nuit les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Fédéral doit boucler son budget à son tour

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"Nous avons envoyé un message fort de crédibilité, de sérieux et de rigueur", a estimé le président du cdH et ministre wallon, à son arrivée vers 10h30 à la présidence de la Chambre pour les négociations fédérales.

A ses yeux, les entités fédérées du sud du pays ont fait preuve de dynamisme et de créativité pour rester dans la trajectoire d'un équilibre budgétaire à l'horizon 2015, le tout en épargnant l'enseignement.

Wallonie et Fédération restent ainsi dans les balises du Programme de stabilité de la Belgique, qui prévoit une répartition des moyens 65-35 entre entité 1 (budget du fédéral et sécurité sociale) et entité 2 (Régions, Communautés et communes), a-t-il relevé.

Les négociations budgétaires du fédéral marquent une pause dans l'attente du rapport du Conseil supérieur des finances (CSF) qui, à la demande des libéraux, a été invité à actualiser son rapport de mars dernier sur l'assainissement budgétaire.

Le MR réclame un effort supplémentaire des entités fédérées au budget de l'Etat, de 2,1 milliards en 2013 et jusqu'à 5,3 milliards en 2015.

Le CSF devrait rendre ce rapport par mail dans le courant de la journée. Les experts des partis l'analyseraient samedi en interne, afin de "digérer l'information". "Nous attendons ce rapport que certains partis ont demandé, mais nous n'étions pas demandeurs", a commenté le président du CD&V, Wouter Beke, interrogé sur la durée des négociations budgétaires.

Ce vendredi, les négociateurs (PS-CD&V-MR-Open Vld-sp.a-cdH) pour la formation d'un gouvernement se penchent sur l'énergie et le développement durable.

La question de la rente nucléaire (le bénéfice que les producteurs d'électricité tirent de l'amortissement des centrales nucléaires) et de l'agenda de sortie du nucléaire viendront certainement sur la table, après les menaces de la mi-octobre de GDF Suez de revoir ses politiques d'investissements, d'emploi, de formation et de mécénat en Belgique. Le chiffre de 750 millions d'euros de taxe nucléaire est régulièrement cité.

"Fiabilité, disponibilité, financement de l'énergie pour les gens et les entreprises", a résumé le président du CD&V Wouter Beke, en trois concepts fourre-tout où peuvent se retrouver à la fois la sécurité d'approvisionnement énergétique, la sécurité environnementale, la protection du consommateur, l'intérêt des pouvoirs publics et des producteurs.

Pour les socialistes flamands, en tout cas, la taxe nucléaire doit être "la plus élevée possible, de sorte que ce soient les entreprises adéquates qui payent et qu'une partie soit reversée, à la fois au consommateur et pour les investissements dans l'énergie verte", a commenté leur président Bruno Tobback. Il vise ainsi expressément, "ceux qui détenaient un monopole et maintiennent des prix élevés".

Les travaux pourraient se terminer vers 17h30, pour des raisons d'agenda des négociateurs. Si le temps le permet, les négociateurs pourraient aussi aborder le volet entreprises publiques et soutien aux entreprises. Après la pause de samedi pour analyser les chiffres du CSF, les négociations reprendraient dimanche à 14 heures.

Le Vif.be, avec Belga

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