Le démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais est en voie d'achèvement

12/03/16 à 14:09 - Mise à jour à 14:09

Source: Belga

(Belga) Le démantèlement de la partie sud de la "jungle" des migrants de Calais, le plus grand bidonville de France, semble en voie d'achèvement plus rapide que prévu, dès la semaine à venir, au regard des informations fournies samedi par les autorités.

Le démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais est en voie d'achèvement

Le démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais est en voie d'achèvement © BELGA

Selon la préfecture locale du Pas-de-Calais, "un peu plus de cinq hectares", soit les deux tiers des 7,5 ha de superficie de cette zone, ont déjà été déblayés depuis le démarrage de cette opération 29 février. "Ils ont pratiquement terminé, à mon avis ce sera fait d'ici à mardi soir", a estimé pour sa part Christian Salomé, président de L'Auberge des migrants, l'une des principales associations d'aide aux milliers de migrants vivant dans la précarité dans la région. Début mars, les autorités françaises avaient estimé que ce démantèlement, autorisé par la justice mais critiqué par les associations, pourrait prendre "un mois, peut-être plus". Avant le démarrage des travaux, sous haute protection policière, la partie sud de la "jungle" abritait entre 800 et 1.000 migrants selon le gouvernement français, mais près de 3.500 d'après les associations. Selon différentes sources, entre 3.700 et 7.000 migrants au total, surtout Syriens, Afghans et Soudanais, sont installés sur l'ensemble du bidonville, dans l'espoir d'un passage vers la Grande-Bretagne. Selon Christian Salomé, "la plupart des réfugiés chassés de la partie sud sont allés dans la partie nord", soit en y déplaçant leurs cabanes, soit en s'installant dans des tentes collectives. La préfecture a fait état de son côté de 115 départs pour l'un des 102 centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés partout en France, où les autorités tentent de persuader les migrants de déposer une demande d'asile dans le pays. Les expulsés de la zone sud ont aussi la possibilité de rejoindre un "centre d'accueil provisoire", des conteneurs chauffés situés en limite de la "jungle", dont près de 1.400 places sont occupées. (Belga)

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