Le décret Inscription accroît la ghettoïsation des écoles

08/10/14 à 07:15 - Mise à jour à 12:01

Source: Belga

La ghettoïsation s'accentue dans certains établissements scolaires bruxellois, qui ont de 90 à 100% d'élèves à l'indice socio-économique faible (Isef), ce qui devient un repoussoir pour certains parents.

Le décret Inscription accroît la ghettoïsation des écoles

/ © Reuters

Dans ce cas, ces écoles n'attirent plus de public plus aisé financièrement et la mixité sociale voulue par le décret Inscription n'est pas du tout au rendez-vous, ressort-il d'un rapport qui vient d'être finalisé au sein de la Commission interréseaux des inscriptions (CIRI) et que relaie mercredi La Libre Belgique.

La CIRI a pris en considération les 49 écoles complètes à l'extinction des listes d'attente, soit 38 en Région bruxelloise, 5 dans le Brabant wallon et 6 dans le reste de la Wallonie. Le problème de mixité sociale se prose particulièrement à Bruxelles, qui concentre, dans ses écoles complètes, 5.384 élèves, dont 2.731 élèves Isef, soit 50,72%, contre une part de 0,45% dans les établissements complets du Brabant wallon. Dans le nord de la capitale (Bruxelles-Ville, Laeken, Schaerbeek, Anderlecht), qui concentre la population qui a les revenus les plus faibles, "la ghettoïsation s'accentue dans certains établissements", commente un membre de la CIRI.

A mesure que l'on se dirige vers le sud de Bruxelles, la proportion d'élèves défavorisés diminue. A Etterbeek, ou Jette, certaines écoles accueillent un public plus mitigé (30 à 40% d'Isef) alors qu'à Woluwe-Saint-Pierre, Auderghem ou Uccle, "la proportion d'Isef diminue fortement". "Il faudrait mettre des balises pour que toutes les écoles aient de la mixité, et non une partie et pas l'autre" , estime ce membre de la CIRI.

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