Le curateur de la Sabena veut récupérer plus de 58 millions d'euros auprès d'Airbus

15/02/13 à 22:57 - Mise à jour à 22:57

Source: Le Vif

Le curateur de la Sabena, Christian Van Buggenhout, réclame plus de 58 millions d'euros au constructeur aéronautique européen Airbus, a-t-il déclaré vendredi soir dans l'émission Terzake (VRT).

Le curateur de la Sabena veut récupérer plus de 58 millions d'euros auprès d'Airbus

© Belga

M. Van Buggenhout a déposé à cet effet une action en dommages et intérêts devant le tribunal de commerce de Bruxelles. Par cette action juridique, le curateur tient pour la première fois Airbus officiellement co-responsable de la faillite de la compagnie aérienne belge en 2001.
En novembre 1997, la Sabena avait décidé de remplacer ses appareils Boeing par 34 nouveaux appareils Airbus. Une commande qui était pour le moins étrange étant donné que toutes les études et projections financières préalables faisaient état d'un besoin de 17 nouveaux appareils. La compagnie aérienne n'aurait, de plus, jamais pu payer elle-même cette commande monstre d'1 milliard de dollars. Le partenaire de l'époque de la Sabena, Swissair, s'était néanmoins porté garant avec Airbus d'une méthode de financement, qui ne verra jamais le jour.

M. Van Buggenhout affirme aujourd'hui qu'Airbus savait depuis le début que la Sabena ne pourrait jamais assumer elle-même cette énorme commande, et que le constructeur aéronautique a donc mis en place une structure avec Swissair, où, finalement, seul Airbus y gagnait au change.

La Sabena a ainsi payé une avance pour tous les appareils, même si tous n'ont pas été livrés. Lorsque, en 2000, la Sabena s'est retrouvée face à de réels ennuis et qu'elle a voulu suspendre la livraison, Airbus a souhaité qu'elle honore son contrat. Après la faillite de la Sabena en novembre 2001, le constructeur aéronautique a alors vendu les appareils à d'autres compagnies aériennes, sans rembourser les avances payées auparavant par la compagnie aérienne belge. Le curateur accuse aujourd'hui Airbus de malveillance et de cupidité sans retenue. Il réclame un remboursement en dommages et intérêts de plus de 58 millions d'euros au constructeur aéronautique.

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