Le CPAS d'Anvers renvoie vers Bruxelles les gens dont il ne veut pas

20/11/13 à 06:32 - Mise à jour à 06:32

Source: Le Vif

Les CPAS de certaines communes flamandes, dont celui d'Anvers, renvoient vers Bruxelles des gens dont ils ne veulent pas s'occuper, accuse dans les colonnes du Soir le président du CPAS de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur.

Le CPAS d'Anvers renvoie vers Bruxelles les gens dont il ne veut pas

© Belga

Le quotidien évoque le cas d'une femme qui a déménagé de Bruxelles vers Anvers. Elle a demandé le bénéfice du revenu d'intégration, mais le CPAS de la métropole le lui a refusé au motif qu'elle ne parle pas néerlandais, ce qui "hypothèque ses chances sur le marché du travail" et la contraint "à rester dépendante de la collectivité", ne peut justifier la provenance de certains revenus et n'a pas signifié au CPAS d'Anderlecht qu'elle déménageait. Oralement, il lui a été signifié de demander de l'aide au CPAS de la Ville de Bruxelles.

Un CPAS peut refuser le versement du revenu d'intégration si le demandeur ne communique pas l'origine d'un revenu qu'il perçoit, mais une aide ne peut être refusée sur la base de la méconnaissance d'une langue.

Ce motif de refus et le renvoi vers Bruxelles serait monnaie courante en Flandre, d'après plusieurs présidents de CPAS interrogés par le quotidien. "Personne ne peut exiger qu'un demandeur parle une langue. Et pourtant, c'est une pratique courante en Flandre. Certaines communes, dont Anvers renvoient vers la Ville de Bruxelles les personnes dont elles ne veulent pas s'occuper. Cela a été le cas pour cette dame, mais nous avons déjà eu des documents d'autres entités qui payaient carrément aux demandeurs un billet de train aller simple pour Bruxelles.

Ce n'est pas une façon de résoudre le problème. J'en ai marre de cette Flandre qui n'assume pas. Si elle a besoin de Bruxelles pour financer sa politique sociale, c'est une honte", a déclaré M. Mayeur.

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