Le comité ministériel restreint lance les travaux budgétaires

13/07/18 à 17:04 - Mise à jour à 17:04

Source: Belga

Le comité ministériel restreint a lancé vendredi après-midi les travaux en vue de la confection du budget 2019, le dernier de la législature. Le gouvernement n'entend pas s'enfermer dans un calendrier, le seul terme qui fait foi étant celui fixé par la Commission européenne à la mi-octobre, au lendemain des élections communales.

Le comité ministériel restreint lance les travaux budgétaires

Sophie Wilmès, ministre du Budget fédéral. © BELGA IMAGE (CHRISTOPHE KETELS)

Les travaux ont débuté, comme c'est la tradition, par une analyse ligne par ligne du rapport du comité de monitoring qui évalue à 2,6 milliards d'euros l'effort à produire, à politique inchangée, pour inscrire l'exercice dans la trajectoire communiquée à la Commission européenne. L'objectif de retour à l'équilibre, promis pour 2018, a été reporté dans un premier temps à 2019 puis à 2020.

Jeudi, en séance plénière de la Chambre, des députés de l'opposition et de la majorité ont toutefois suggéré que l'effort pourrait être plus important, le gouvernement ayant pu influencer le rapport du comité de monitoring pour le rendre plus favorable. Ils ont évoqué une incise dans le rapport, dans laquelle plusieurs membres du comité - des hauts fonctionnaires appartenant à plusieurs administrations - se distancient de la présentation faite par leur président. Ce dernier, Alfons Boon, président du SPF Budget, étiqueté Open Vld, sera entendu mardi à 10h00 en commission des Finances et du Budget de la Chambre.

La ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), a indiqué jeudi qu'il était "normal que dans le cadre de la préparation du rapport du comité, les ministres compétents soient en relation avec leurs administrations". La ministre a par ailleurs qualifié de "contestables" certaines des hypothèses formulées par le comité, précisant que "si c'était le gouvernement qui avait rédigé ce rapport, il ne l'aurait pas rédigé de la sorte".

Dans l'entourage du Premier ministre Charles Michel, on se défend formellement de toute immixtion gouvernementale dans les travaux du comité de monitoring, réputé indépendant.

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