Le Colonel Gennart participe aux fastes de son unité

29/10/10 à 13:03 - Mise à jour à 13:03

Source: Le Vif

Le Conseil d'Etat a donné raison vendredi matin au colonel Luc Gennart. Il s'apprêtait vendredi midi à présider les fastes de son unité, le 2 Wing tactique, qui se déroulent en plein centre de Namur.

Le Colonel Gennart participe aux fastes de son unité

© Belga

L'officier a fait son entrée peu après 13h00 sur la place Saint-Aubain sous les applaudissements de son personnel et, dans une moindre mesure, du public.

Des hommes politiques namurois ont apporté leur soutien au commandant de la base de Florennes. "La parole est d'or, le silence n'est que de plomb", a lancé le gouverneur de la province de Namur, Denis Mathen, lors des fastes organisé à Namur. "La liberté d'expression est un principe premier" dans notre état de droit, a-t-il ajouté en rappelant l'attachement que la majorité des habitants de la province porte à la base de Florennes.

Le bourgmestre de Namur, Jacques Etienne, a pour sa part évoqué l'"avenir incertain" de la base, soulignant que le colonel Gennart avait eu le mérite de "donner l'alerte".

Le colonel avait été relevé prématurément de son commandement à la tête de la base aérienne de Florennes après avoir dénoncé la "flamandisation" de l'armée, et privé des fastes de son unité qui se déroulent ce vendredi après-midi à Namur.

Le colonel Gennart avait assuré le 16 octobre à la RTBF-télévision que les "francophones n'ont plus rien à dire (dans l'armée)" et disant craindre pour la fermeture de cette installation et le transfert de ses avions en Flandre.

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), avait assuré mercredi qu'il n'avait "rien à voir" avec cette mutation et qu'il s'agissait d'une "décision interne (à l'état-major de la Défense)".

Jeudi, il avait introduit une procédure en extrême urgence au Conseil d'Etat concernant tant sa mutation sur le site de Beauvechain, que son interdiction de participer aux fastes.

Le conseil d'Etat a estimé vendredi qu'il existe un préjudice grave et difficilement réparable pour le plaignant, victime d'une atteinte à l'honneur et à sa réputation.

Il a aussi tenu compte du premier moyen développé par la défense, à savoir le défaut d'audition. Le Conseil d'Etat estime que le plaignant aurait dû être entendu avant l'instruction de son dossier.

Lorsqu'il a appris la décision du Conseil d'Etat, le colonel Gennart a immédiatement rejoint les fastes de son unité, le 2e Wing tactique.

Le Conseil d'Etat devra se pencher prochainement sur un recours en annulation.

Le Vif.be, avec Belga

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