Le code forestier pourrait s'ouvrir à divers partenariats comme celui de Nassonia

21/11/16 à 17:06 - Mise à jour à 22/11/16 à 08:48

Source: Belga

(Belga) Le ministre wallon de la Nature, René Collin, étudie comment le Code forestier pourrait s'ouvrir à des partenariats public-privé tels que le projet Nassonia, a-t-il indiqué lundi en commission du parlement wallon, où était entendu Eric Domb, patron du parc animalier Pairi Daiza et figure de proue de Nassonia.

Le code forestier pourrait s'ouvrir à divers partenariats comme celui de Nassonia

Le code forestier pourrait s'ouvrir à divers partenariats comme celui de Nassonia © BELGA

"L'apport, l'enthousiasme et le rayonnement d'Eric Domb, ainsi que ses partenaires, sont une plus-value, une belle opportunité, mais qui doit être valorisée dans les meilleures conditions, notamment sur le plan juridique. Il ne faudrait pas que l'on nous reproche que ce soit organisé pour telle ou telle personne en particulier", a commenté le ministre cdH. Lors de son audition, M. Domb s'est évertué à démonter l'idée que son projet serait motivé par l'appât du gain. "Nous n'avons pas l'intention de nous comporter comme un investisseur, qui cherche le retour à court terme. Les parties prenantes ne vont pas se payer sur la bête. Notre objectif est d'enrichir l'écosystème forestier dans l'intérêt de tous", a-t-il assuré. Et d'insister sur la dimension collective de ce projet. "Je me vois plutôt comme un ensemblier, un coordinateur de compétences", qui lancerait une dynamique avant de passer le relais. A ses yeux, un projet touristique de masse serait "une faute". Le ministre Collin a demandé à ses services d'envisager comment ouvrir le code forestier à diverses formes de partenariats public-privé. "Il peut y avoir un premier travail d'identification de sites potentiels et un appel à projets", a-t-il commenté, ouvrant le jeu à d'autres initiatives que celle de M. Domb. Il souligne la nécessité de prévoir des balises économiques, touristiques, environnementales et sociales. M. Domb partage ce point de vue. Il reconnaît que "la Région doit réfléchir et écrire le cadre dans lequel l'initiative des particuliers puisse s'inscrire, avec une autonomie suffisante pour être efficace, mais aussi un contrôle suffisant". Un appel à projets permettrait à ses yeux de "ne pas se priver des meilleures équipes possibles" dans son projet "d'intelligence collective". (Belga)

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