Le cdH exige que l'écart de financement entre écoles libres et officielles soit résorbé

26/08/12 à 13:38 - Mise à jour à 13:38

Source: Le Vif

Le cdH s'est posé dimanche en défenseur de l'enseignement libre, à l'occasion d'une Journée des familles à Han-sur-Lesse. Le président Benoît Lutgen a rappelé une exigence de son parti: l'écart de financement entre les écoles libres et les écoles officielles doit être résorbé.

Le cdH exige que l'écart de financement entre écoles libres et officielles soit résorbé

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Afin de faire face à la pression démographique, de nouvelles écoles doivent être construites en Fédération Wallonie-Bruxelles. A ce titre, les humanistes, à l'instar du Secrétariat général de l'enseignement catholique (Segec), demandent un financement à parts égales des infrastructures scolaires du libre et de l'officiel

subventionné et attendent des avancées concrètes dans ce domaine avant 2014.

Ils réclament également que soit poursuivi le rattrapage des subventions de fonctionnement du libre, comme l'impose le Pacte scolaire et conformément à ce que l'ex-PSC avait obtenu dans les accords de la Saint Boniface en 2001. A cette époque, le parti avait rendu possible le vote des accords institutionnels du Lambermont malgré qu'il siégeait dans l'opposition.

Les écoles libres, catholiques ou autres, doivent recevoir une subvention par élève équivalente à 75 pc de la dotation accordée aux écoles du réseau officiel. De 40 pc à la fin des années 1990, la part est arrivée aujourd'hui à 62 pc. Pour le cdH, l'effort doit se poursuivre.

"Je le dis solennellement: c'est quoi cette vision qui consiste à freiner un réseau alors que la demande de places augmente? On exige de l'école qu'elle monte l'Everest. Certains voudraient que ce soit sur une seule jambe. C'est profondément stupide. Le cdH sera le premier de cordée pour une école juste et efficace", a lancé M. Lutgen lors de la Journée des familles de son parti.

Le président des centristes s'est défendu de vouloir ranimer une vieille querelle philosophique. Il n'imagine pas que pour cette raison l'on puisse d'ailleurs bloquer ces revendications. "Je n'oserais pas y croire. J'espère que de part et d'autre, l'on mettra de côté ses tabous. Le but n'est pas de caresser dans le sens du poil un

électorat mais de pouvoir faire face à des besoins démographiques criants".

En 2009, le cdH a repris la compétence de l'enseignement obligatoire qu'il n'avait plus exercée depuis longtemps. M. Lutgen a salué l'action de sa ministre Marie-Dominique Simonet dans ce domaine. "Je veux souligner son rôle de pacification et d'apaisement. Cette sérénité sans précédent depuis 25 ans est gage d'une stabilité pédagogique très largement appréciée", a-t-il affirmé.

Dans l'enseignement supérieur, géré par Jean-Claude Marcourt (PS), M. Lutgen a insisté sur le respect de la liberté de s'associer, dans la perspective des projets de recomposition du paysage des universités et des Hautes écoles.

"Clarifier notre paysage est un objectif louable. Toutefois, cet objectif ne justifie ni d'aller contre la volonté des universités et des hautes écoles, ni de prendre le risque de faire capoter des projets de très grande qualité", a-t-il averti.

Cette Journée des familles organisée à quelque encablures des élections communales, a fourni l'occasion au cdH de mettre en avant d'autres thèmes, comme l'emploi, la sécurité et la lutte contre les incivilités ou l'aménagement du territoire et le logement.

Sur ce point, M. Lutgen a jeté quelques pierres dans le jardin des écologistes en charge de ces matières en Wallonie. Qu'il s'agisse du schéma de développement régional, des noyaux d'habitat ou du cadre éolien, il attend une réelle consultation des communes et de leurs habitants. "Le magnifique territoire sur lequel nous vivons n'est pas celui du gouvernement ou de l'administration", a-t-il lancé avant d'exhorter les parlementaires centristes à être "sans concession" sur ces sujets.

Après les élections de 2006, dans un contexte marqué par les affaires politico-judiciaires, le cdH est revenu ou a accédé au pouvoir dans certaines communes. "Nous avons porté ce changement radical à Namur, à Huy, à Charleroi par exemple. Les scandales n'y rythment plus la vie quotidienne. Notre travail permet aujourd'hui d'ouvrir enfin de nouvelles perspectives pour les habitants", s'est réjoui M. Lutgen.

Le vif.be avec Belga

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