Le CD&V souhaite un dernier effort à 7, mais pour le MR "il faut cesser d'être l'otage de la N-VA"

17/01/11 à 10:02 - Mise à jour à 10:02

Source: Le Vif

Les partis libéraux, MR mais aussi à présent l'Open Vld, demandent à être associés aux négociations en vue de la formation du gouvernement fédéral, qui se trouvent dans l'impasse depuis des mois. Ces derniers temps, on n'entend plus d'exclusive à leur égard même si les autres partis ne voient pas ce que l'arrivée des libéraux pourrait changer. Au CD&V, on estime qu'il faut encore essayer à sept.

Le CD&V souhaite un dernier effort à 7, mais pour le MR "il faut cesser d'être l'otage de la N-VA"

© Belga

"Je crois qu'il faut toujours continuer à sept, faire un dernier effort", a indiqué lundi le sénateur Rik Torfs sur Bel RTL. Dimanche, Philippe Moureaux, vice-président du PS, a appelé le CD&V à se déscotcher de la N-VA. "Il ne faut pas toujours tomber dans les raisonnements stratégiques", rétorque Rik Torfs. Ce qui doit primer, c'est le contenu des discussions, précise-t-il.

Le sénateur CD&V reconnaît que la communication de son parti n'avait pas été très heureuse lors du rejet de la note de Johan Vande Lanotte. Le CD&V avait alors précédé la N-VA dans ce rejet, et le jeune président Wouter Beke avait dû essuyer quelques critiques. "La qualité artistique du communiqué n'était pas fantastique", reconnaît Rik Torfs mais selon lui, il ne faut pas rester focalisé sur cet incident. Il ne s'agit que "d'un petit papier dans une discussion".

Le sénateur appelle à aller de l'avant, à sept. Il serait étonné que les discussions se déroulent mieux "à neuf ou dix".

Selon Rik Torfs, la N-VA n'est pas la seule responsable du blocage actuel. Certains disent que la N-VA ne veut pas de compromis. Ce constat "ne vaut pas que pour la N-VA", souligne-t-il.

D'autres formules pourront être tentées si le constat d'échec à sept est définitif, dit encore Rik Torfs. Mais il faudra, en tout cas, éviter les élections, ajoute-t-il. "Ce serait un scandale".

"Il faut cesser d'être l'otage de la N-VA"

D'autres formules pourront être tentées si le constat d'échec à sept est définitif, dit encore Rik Torfs. Mais il faudra, en tout cas, éviter les élections, ajoute-t-il. "Ce serait un scandale".

Pour le sénateur MR Richard Miller, face à l'enlisement des négociations à 7, le moment est venu d'exprimer avec force que d'autres options sont possibles et doivent être examinées. "L'idée d'associer les libéraux, sans la N-VA, est une hypothèse réaliste, soutenue par de plus en plus de voix comme Olivier Maingain, Karel De Gucht ou encore Charles Michel", dit-il répondant ainsi à la prise de position d'Armand De Decker qui a jugé maladroite et irréaliste l'idée de bannir la N-VA.

Force est de constater que malgré les nombreuses et pour certaines regrettables concessions francophones, il n'a pas été possible pour la N-VA d'aller vers un accord, souligne encore M. Miller. "Nous ne pouvons accepter de rester l'otage de la N-VA. Je lance un appel pour que l'on cesse de s'accrocher à la N-VA à n'importe quel prix. La présence du MR autour de la table des négociations est la meilleure garantie pour les francophones que leurs droits fondamentaux soient respectés", conclut-il.

"Je pense qu'il faut cesser d'être l'otage de la N-VA. Je plaide de manière radicale, nette et précise, pour une négociation sur une réforme de l'Etat. Mais il faut la réaliser avec les libéraux et sans la N-VA", a déclaré samedi à La Libre, Charles Michel, candidat à la présidence du MR.

Le Vif.be, avec Belga

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