Le cardinal Maradiaga, proche du pape, dément les allégations de malversations

23/12/17 à 00:21 - Mise à jour à 00:23

Source: Belga

(Belga) Le cardinal hondurien Oscar Maradiaga, l'un des plus proches conseillers du pape François, s'est défendu vendredi contre les allégations d'un hebdomadaire italien selon lesquelles il aurait fait main basse sur des sommes astronomiques versées par une université catholique de son pays.

"Le puissant cardinal Oscar Maradiaga, fervent partisan d'une Eglise pauvre (...) a reçu pendant des années environ 35.000 euros par mois" des caisses d'une université catholique, écrit le journaliste d'enquête de L'Espresso, Emiliano Fittipaldi, sur son site internet. Selon cet auteur d'enquêtes choc sur le Vatican, l'archevêque aurait reçu pour la seule année 2015 environ 500.000 euros et le prélat touchait cette somme depuis une dizaine d'années en tant que "Grand chancelier" de l'université catholique de Tegucigalpa. Dans sa réponse, livrée vendredi au site Catholic news agency (CNA), le cardinal explique que le même type de "calomnies" avaient été publié de manière anonyme il y a plus d'un an. Il indique que l'université catholique est la propriété de l'archidiocèse de Tegucigalpa et a essaimé en onze campus à travers le pays. L'archevêque-cardinal de Tegucigalpa précise que les sommes évoquées par l'hebdomadaire italien sont versées à l'archidiocèse et non à lui-même. Il réfute aussi les investissements à l'étranger détaillés par l'Espresso. L'argent est employé pour "payer les frais de scolarité des séminaristes, financer la construction et la rénovation d'églises et procurer une assistance aux prêtres dans des zones rurales ou à ceux sans moyen de subsistance", explique le prélat. Dans une très courte réaction vendredi, le directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke, avait confirmé l'existence "d'une enquête voulue en personne par le Saint-Père". L'Espresso précise qu'un envoyé du pape, un évêque argentin, s'est rendu dans le pays en mai dernier pour écrire un rapport, sur la base d'une cinquantaine de témoignages (personnel de l'université, religieux, chauffeur et secrétaire du cardinal). Sur ce point, le cardinal Maradiaga a stipulé à CNA que l'enquête papale portait en réalité sur son bras droit et évêque auxiliaire, Juan José Pineda, qui l'avait lui-même sollicitée "afin de blanchir son nom" entaché par des rumeurs. L'Espresso met effectivement en cause ce responsable, en évoquant des dépenses qui pourraient avoir été effectuées avec l'argent de l'Eglise locale, notamment des somptueux cadeaux fait à un proche ami qui vit sous son toit. (Belga)

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