Le budget ne sera pas bouclé ce dimanche

13/11/11 à 11:11 - Mise à jour à 11:11

Source: Le Vif

Les négociateurs se sont retrouvés dimanche midi à la présidence de la Chambre pour poursuivre leur travail de préparation du budget 2012. Il se confirme que l'exercice ne sera pas terminé à l'issue du week-end.

Le budget ne sera pas bouclé ce dimanche

© IMage Globe

La plupart des négociateurs se sont refusés à tout commentaire, à leur arrivée au parlement fédéral ce dimanche. Le président du MR, Charles Michel a insisté sur l'importance que revêtait, aux yeux des libéraux, le travail sur les dépenses. "Nous devons faire des choix clairs: moins de dépenses et de gaspillage, et plus de soutien aux gens qui travaillent", a-t-il commenté.

Pour le Vice-premier ministre libéral Didier Reynders, "un gel des dépenses ne suffit pas". Pour le moment, on ne se contente que de ralentir la hausse des dépenses dans le secteur des soins de santé, a-t-il dit.

L'Europe attend un budget pour le 15 décembre. Cela ne signifie pas que le budget doit être voté par le parlement d'ici là, a ajouté Didier Reynders pour qui il y en a encore pour quelques jours de travail.

Le président du cdH Benoît Lutgen a affirmé que pour lui, on ne pouvait faire d'économie sur le dos des pompiers ou des policiers. A ses yeux, il n'est pas question non plus de toucher à la justice si l'on veut mener une politique de sécurité efficace.

Toute la journée de samedi a été consacrée à l'examen minutieux des dépenses primaires. A plusieurs sources, au fil de la réunion, comme à son terme, on a indiqué que la discussion avançait "lentement, mais sûrement".

Samedi, tout le volet des dépenses primaires a été passé en revue. Plusieurs hypothèses doivent encore être soumises à des experts avant d'être validées, a-t-on appris à l'issue de la réunion.

La fin de la discussion de samedi a porté, durant une bonne heure, sur le dossier des dépenses en soins de santé.

L'enjeu (11,3 milliards d'euros à trouver pour 2012) et les choix douloureux que celui-ci impose nécessitent une importante débauche d'énergie de la part des différents partenaires autour de la table, ce qui engendre aussi de la fatigue, un paramètre qu'il faut intégrer dans le déroulement de la discussion, faisait-on observer de source proche des négociateurs samedi soir.

CQFD: pas sûr que la réunion de dimanche se déroule au finish jusqu'au bout de la nuit.

On ne nie pas la difficulté, mais personne ne renonce

Les formations autour de la table des négociations ne cèdent pas au découragement devant la difficile équation budgétaire à laquelle les négociateurs sont confrontés. Elles sont toujours convaincues de la possibilité d'aboutir bientôt, est-il ressorti des débats télévisés de dimanche midi.

Sur le plateau de "Mise au point" (La Une - RTBF), le président de la Chambre, André Flahaut (PS), s'est dit "persuadé que l'on réussira sous peine de devoir subir des dictées venues d'ailleurs et dont nous n'aurons aucune maîtrise".

Pour le sénateur Rik Daems (Open Vld), ce sera "difficile, dur, mais possible".

De son côté, le ministre de la Coopération au Développement, Olivier Chastel (MR), a dit partager l'avis d'André Flahaut: "Nous allons trouver une solution car nous subissons la pression de l'extérieur".

A ses yeux, il faut éviter de retomber trop vite sur des mesures qui tombent sur les citoyens, car "que ferons-nous lorsqu'il faudra trouver 20 ou 25 milliards d'économie en 2013 et 2014", a-t-il commenté.

Les débats télévisés de la RTBF et RTL-TVi (Controverse) ont aussi donné lieu à des échanges parfois vifs au sujet de thèmes sensibles, tels que l'indexation des salaires entre les représentants patronaux qui veulent le revoir et les syndicaux qui veulent que l'on agisse plutôt sur les facteurs qui l'influencent, tels que l'absence de contrôle sur les prix. Personne n'a toutefois été jusqu'à demander la suppression totale du régime de l'index.

Sur le plateau de Controverse, le chef de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, a par ailleurs redit l'opposition de son parti à une modification du régime des titres-service car derrière lui, il y a 130.000 emplois qui peuvent soit disparaître, soit verser dans le travail au noir, a-t-elle averti.

Le Vif.be, avec Belga

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