Le 12 septembre 1940, le jour de l'échec de la diplomatie du palais

12/09/16 à 13:50 - Mise à jour à 13:54

Source: Le Vif/l'express

Pour la majorité des diplomates belges, l'été 1940 est terriblement difficile. Dispersés aux quatre coins du monde, ils ne reçoivent pratiquement plus d'instructions d'un gouvernement qui se trouve à la dérive, perdu quelque part entre la France et l'Angleterre. Certains ont dû abandonner leur poste, d'autres se trouvent à court de liquidités. C'est dans ce contexte qu'ils reçoivent la lettre du 12 septembre. Elle est signée par Louis d'Ursel, le représentant de Belgique à Berne.

Stupéfaction. Lorsqu'en pleine guerre, les ambassadeurs de Belgique découvrent cette lettre, la plupart n'en croient pas leurs yeux. "Il est difficile de se faire actuellement une opinion sur notre avenir", lisent-ils. "Nous n'avons jamais admis la thèse du gouvernement Pierlot, selon laquelle il existe une alliance entre la Belgique, la France et l'Angleterre. [...] Nous ne sommes plus, en fait, en guerre avec l'Allemagne."
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