Labille confirme la suppression d'un millier d'emplois à la SNCB d'ici 2018

21/11/13 à 18:37 - Mise à jour à 18:37

Source: Le Vif

Le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille a confirmé jeudi à la Chambre la suppression d'un millier d'emplois à la SNCB à l'horizon 2018, rapportée par le journal L'Echo, mais selon lui prévue de longue date.

Labille confirme la suppression d'un millier d'emplois à la SNCB d'ici 2018

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"Je confirme les chiffres issus d'une projection sur les grandes masses financières présentées à la Commission européenne, à propos de la viabilité de la SNCB et d'Infrabel", a indiqué le ministre, assurant que les syndicats avaient été mis au parfum. "Il s'agit de plans opérationnels bien connus de tous depuis des années, découlant de décisions bien antérieures aux dernières réformes", a-t-il certifié. Jean-Pascal Labille a dit avoir insisté pour que la réduction d'effectifs soit le fruit de non-remplacements de travailleurs admis à la pension et qu'il n'y ait "aucune perte sèche d'emploi". L'opération ne peut servir de "prétexte" à des coupes claires, a-t-il ajouté.

Même s'il dit pouvoir "comprendre les inquiétudes" du personnel face aux changements en cours, le ministre a indiqué que les syndicats n'avaient pas été mis face au fait accompli. Il a demandé la mise sur pied 'un comité de pilotage élargi aux organisations représentatives des travailleurs sur le suivi des réformes, ainsi que des règles claires et des garanties pour le transfert du personnel, et a fait observer que dans le cadre d'HR Rail le personnel cheminots resterait statutaire.

Dans cet esprit, une menace de grève, telle que proférée pour la semaine prochaine, "je ne la comprends pas", a dit Jean-Pascal Labille. Invitant au "respect du protocole", il s'est dit opposé à toute "grève sauvage", dans un souci de préserver la qualité du dialogue social. Le ministre rencontrera les délégués syndicaux. Il n'a pas convaincu le partenaire cdH, la cheffe de groupe Catherine Fonck estimant que les explications n'étaient "pas de nature à rassurer". Valérie De Bue (MR) a, en revanche, dit ne pas comprendre les actions syndicales, qui se succéderaient à une trentaine d'autres au cours des derniers mois.

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