La Turquie a d'autres choix possibles que l'UE

22/10/16 à 13:40 - Mise à jour à 13:43

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre turc Binali Yildirim a mis en garde samedi Bruxelles affirmant que son pays, las de toquer à la porter de l'Union européenne depuis un demi-siècle, pourrait trouver d'autres alliés.

"La Turquie a d'autres choix. L'Europe ne devrait pas l'oublier: faire trop de manières peut lasser le soupirant", a-t-il déclaré lors d'une réunion du Parti de la justice et du développement (AKP, le parti au pouvoir). Il n'a pas précisé quelles pouvaient être les alternatives pour la Turquie mais le rapprochement récent d'Ankara avec Moscou a soulevé des inquiétudes en Europe. La Turquie souhaite rejoindre l'Union européenne depuis les années 60 mais les négociations officielles ont démarré en 2005. Seuls 16 chapitres sur 35 ont été jusqu'ici abordés. Déçue par le manque de soutien de l'Union après le coup d'Etat avorté du 15 juillet, la Turquie s'impatiente du fait que ses ressortissants ne sont toujours pas exemptés de visa dans l'espace Schengen comme le prévoit l'accord sur la crise migratoire signé en mars dernier avec Bruxelles. L'UE qui a multiplié les mises en garde après la purge massive effectuée par le gouvernement Erdogan dans toutes les administrations du pays estime par ailleurs que la Turquie ne remplit pas tous les critères pour se voir exempter de visa. Ankara refuse notamment d'assouplir sa législation antiterroriste. Sur les 18 derniers mois, de nombreuses villes turques ont été la cible d'attentats liés au groupe Etat islamique ou aux rebelles kurdes. Le Premier ministre turc a fait part de son impatience samedi, rappelant que son pays travaillait depuis un demi-siècle à devenir membre de l'Union. "Nous avons fait plus que nécessaire. La décision appartient maintenant à l'Union européenne", a-t-il déclaré. (Belga)

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