La taxe sur la spéculation est "une catastrophe qui va coûter 12 millions à l'Etat"

07/07/16 à 13:18 - Mise à jour à 13:17

Source: Belga

La taxe sur la spéculation, en vigueur depuis le début de l'année, est "une catastrophe qui va coûter 12 millions d'euros cette année au budget de l'Etat alors que le gouvernement tablait sur des revenus de 34 millions d'euros", ont clamé jeudi au cours d'une conférence de presse 12 sociétés de Bourse et courtiers en ligne.

La taxe sur la spéculation est "une catastrophe qui va coûter 12 millions à l'Etat"

Johan Van Overtveldt. © Belga

Cette taxe a également des effets néfastes indirects sur l'emploi et l'image de Bruxelles en tant que place financière, dénoncent ces sociétés de Bourse et courtiers en ligne qui demandent d'urgence une concertation avec le ministre des Finances.

Les critiques pleuvent depuis des mois sur cette taxe de 33% applicable depuis le 1er janvier sur la plus-value réalisée sur certains produits financiers, comme les actions, vendus moins de six mois après leur achat.

Mais c'est la première fois que 12 acteurs du secteur, parmi lesquels Leleux Associated Brokers, Keytrade Bank ou Binckbank, font savoir d'une même voix tout le mal qu'ils pensent de cette taxe. "Tout le monde est perdant", constate, sans appel, Olivier Leleux, de Leleux Associated Brokers.

Au-delà des discours, les chiffres sont révélateurs puisque, ensemble, les 12 sociétés de Bourse et de courtage disent avoir récolté un total de 5,459 millions d'euros au titre de la taxe sur la spéculation au cours des six premiers mois de l'année. Mais dans le même temps, elles ont perçu 11,384 millions d'euros de moins au titre de la taxe sur les opérations boursières par rapport au premier semestre 2015. "Cela fait donc six millions d'euros en moins, soit 12 millions sur base annuelle. Alors que le gouvernement fédéral avait tablé dans son budget sur des revenus supplémentaires de 34 millions d'euros", calcule-t-on.

Le secteur, qui déplore n'avoir pas été écouté, espère maintenant être consulté afin de pouvoir mettre en place, avec le ministre des Finances, un nouveau cadre fiscal.

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