La Syrie peut encore lancer des attaques chimiques "limitées", selon le Pentagone

19/04/18 à 20:02 - Mise à jour à 20:04

Source: Belga

(Belga) La Syrie conserve des capacités militaires chimiques "résiduelles" et pourrait encore lancer des attaques "limitées" après les frappes occidentales du week-end dernier, a admis jeudi un haut responsable du Pentagone, le général Kenneth McKenzie.

"Ils conservent une capacité résiduelle. Elle est probablement disséminée dans tout le pays, sur divers sites", a déclaré le général McKenzie au cours d'un point de presse. "Ils auront la capacité de mener des attaques limitées à l'avenir --je ne l'exclurais pas -- mais s'ils envisagent l'effet de telles attaques, il faudra qu'ils surveillent leurs arrières et qu'ils s'inquiètent, parce que nous les surveillons et nous avons la capacité de les frapper à nouveau si nécessaire", a-t-il ajouté. Le 14 avril, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont bombardé trois sites présentés comme liés au programme d'armement chimique syrien, sans faire de victimes, en représailles à une attaque chimique présumée ayant fait au moins 40 morts le 7 avril à Douma, dans la banlieue de Damas. Les frappes ont visé un "centre de recherche" à la limite nord-est de Damas, et des "entrepôts" d'armes chimiques dans la province centrale de Homs. Le général McKenzie n'a pas pu affirmer que les trois sites abritaient bien des armes chimiques. "Nos conclusions sont que les armes ont atteint leur cible, nous avons atteint le degré de succès désiré contre ces trois cibles et nous pensons qu'il y avait probablement du chlore et peut-être du sarin, et peut-être sur les trois sites", a-t-il dit. "Comme vous le savez, nous n'avons pas accès à ces sites, donc il est difficile d'y aller et de faire une analyse post-frappes", a-t-il ajouté. "Ceci va donc rester une question ouverte pendant quelques temps". Les images publiées par le Pentagone montrent que les trois sites ont été totalement détruits. Le général McKenzie a ajouté que le régime syrien avait retrouvé une sorte de "normalité". "Nous ne cherchions pas à modifier l'équilibre stratégique du conflit syrien avec ces frappes. Nous cherchions à donner une leçon: c'est mal de gazer des femmes et des enfants". (Belga)

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