La suédoise veut réduire les cotisations sociales de 33 à 25 %

17/09/14 à 16:35 - Mise à jour à 18:01

Source: Belga

Le vice-Premier ministre Didier Reynders, l'un des négociateurs MR pour la formation d'une coalition suédoise au fédéral, a confirmé mercredi que les partenaires N-VA-MR-Open Vld-CD&V étudiaient une réduction des charges sociales pour les entreprises et les PME.

La suédoise veut réduire les cotisations sociales de 33 à 25 %

Didier Reynders. © Belga

"Il y a une proposition sur la table pour réduire les cotisations sociales de 33 à 25%. Pour les PME, nous essayons de parvenir à la suppression des charges sociales pour les trois premiers emplois", a indiqué M. Reynders lors d'un discours devant les membres de l'Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI) réunis mercredi à Bruxelles.

M. Reynders a ajouté qu'il était primordial que ces réductions de charges commencent "dès 2015, sans attendre". A côté des importantes économies -- 17 milliards d'euros -- à réaliser par le futur gouvernement pour retrouver l'équilibre budgétaire, le ministre libéral a également indiqué que la future coalition travaillait à des mesures de soutien au pouvoir d'achat pour les bas revenus, ajoutant toutefois que les modalités n'étaient pas encore arrêtées.

"Cela peut être par voie fiscale ou via un bonus emploi. Tout cela doit encore être décidé". Sondé par le président de l'UPSI sur la volonté de la future coalition de revoir à la baisse le taux de 21% de TVA aujourd'hui applicable aux constructions neuves, M. Reynders n'a pas écarté la chose. "Je pense que c'est possible mais dans le cadre d'une révision globale de taux. Il n'est pas normal par exemple que la chirurgie esthétique, lorsqu'elle n'est pas réparatrice, bénéficie d'un taux de TVA réduit", a-t-il ainsi jugé.

Des mesures en faveur du secteur diamantaire sur la table

Par ailleurs, les négociateurs discutent également de mesures en faveur du secteur diamantaire, a indiqué le président de la N-VA Bart De Wever, en marge d'une conférence diplomatique dans le quartier du diamant à Anvers.

"Sans vouloir entrer dans le détail - il vaut mieux éviter en période de négociation - je pense pouvoir dire que la compétitivité du secteur et son maintien à Anvers nécessitent de prendre des décisions et mesures particulières, et elles sont sur la table", a indiqué le patron des nationalistes flamands.

Depuis le printemps, il est clair que le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) oeuvre à la mise en place d'un régime fiscal adapté au secteur. Il a été question d'un impôt sur le chiffre d'affaires plutôt que sur le bénéfice, une 'taxe sur le carat' (recalée par le gouvernement sortant), et qui ne sera pas, selon le ministre, reproposée telle quelle à la future coalition. Open VLD et N-VA y sont pourtant favorables.

Selon l'Antwerp World Diamond Centre, 84% des pierres brutes et 50% des pierres taillées passent par la métropole. Le diamant représente 5% des exportations des biens et services de la Belgique et 15% des exportations belges extra-européennes, ce qui en fait le bien le plus exporté en dehors de l'Union.

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