La Suédoise entend mettre l'Etat au régime

26/08/14 à 16:04 - Mise à jour à 16:11

Les négociateurs du nouveau gouvernement fédéral entendent prioritairement restreindre le train de vie de l'Etat pour réaliser l'effort de 17 milliards d'euros à fournir durant la législature pour rencontrer les engagements européens auxquels a souscrit la Belgique. Cet effort portera en effet avant tout sur les dépenses.

La Suédoise entend mettre l'Etat au régime

Olivier Chastel © Belga

"Ce qu'il faut commencer par faire, c'est fixer une norme de croissance des dépenses, la plus restrictive possible", a commenté mardi le chef de file de la délégation MR Didier Reynders. Son homologue libéral flamand Alexander De Croo partage ce point de vue. "Il faut au maximum réduire les dépenses et veiller à respecter les engagements européens", a-t-il dit.

Par ailleurs, on pourra "discuter" de l'opportunité de trouver de nouvelles recettes "mais pas tout de suite (car) on ne va pas commencer avec de nouvelles taxations, ce ne serait pas une bonne chose de payer plus alors qu'il existe avec les quatre partis (N-VA, CD&V, MR, Open Vld) une opportunité de faire autrement".

Le ministre sortant du Budget, Olivier Chastel (MR) appelle également à des réductions de dépenses mais n'exclut pas, "le cas échéant", de nouvelles recettes. Il faudra 12 ou 13 milliards pour retrouver l'équilibre auxquels il faut ajouter quelques milliards supplémentaires pour assainir les finances publiques. Selon le programme de stabilité, l'équilibre structurel doit être retrouvé en 2016 et l'équilibre nominal en 2017; un scénario alternatif circule, étalant l'effort sur une année supplémentaire, ce qui permet de dégager 400, 500 ou 600 millins d'euros sur la période 2015-2016-2017 pour la relance, a-t-il expliqué.

Il faudra trouver un bon "équilibre" entre recettes et dépenses, a ajouté Olivier Chastel, rappelant que le prochain gouvernement entendait faire de l'emploi sa priorité, ce qui nécessitera de baisser les charges patronales et favoriser la consommation. Il y a 17 milliards de dépenses, ce qui correspond à la hauteur de l'effort, a-t-il fait observer. Pour autant, le prochain gouvernement n'entend pas résoudre l'équation de la sorte, a-t-il relativisé. Mais il n'a certainement "pas l'ambition" de faire de la rage taxatoire.

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